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 Mamas don't love their kids like they used to ღ (Isis) ❞ - validée

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T.Brownie
we used to dream of outer space
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Féminin Messages : 32
Date d'inscription : 30/06/2016
Age : 19

MessageSujet: Mamas don't love their kids like they used to ღ (Isis) ❞ - validée   Ven 1 Juil - 14:48


« Isis-Mae « Pandora » Hyde »
« I guess you could say that my life’s a mess,
but I’m still looking pretty in this dress. »


PERSONNAGE INVENTÉ POSTE VACANT

Je me présente, moi c'est Isis-Mae Taylor Hyde, aussi connue sous le pseudonyme « Pandora ». Je suis née le 1er Novembre 1997 à Bristol, en Angleterre, ce qui veut dire que j'ai 18 ans. Au fait, je suis célibataire et hétérosexuelle. Pour ce qui est de ma race, je suis sang-mêlée fille d'Éris et hybride chat de gouttière ! On me dit souvent que je ressemble à des originaux de Sawasawa et Kuvshinov-Ilya principalement.


« Capacités et armes »

Transformation en chatte de gouttière Ҩ:
 
Caractéristiques du chat Ҩ:
 
Les yeux de Pandore Ҩ:
 
L’aura d’Éris Ҩ:
 

« Description physique »


••• ♛ •••
❝ But she's a modern lover,
It's an exploration, she's made of outer space

And her lips are like the galaxy's edge

And a kiss the colour of a constellation falling into place ❞

Isis, c’est d’abord une silhouette gracieuse, gracile. Un corps fluet aux courbes délicates qui se meut dans un ballet étourdissant de finesse et de légèreté. Chacun de ses gestes est empreint de cette souplesse et de cette grâce féline qui lui est caractéristique, chacun de ses mouvements donne l’impression qu’elle pourrait s’envoler sous la brise ou se briser sur le bitume. Isis, c’est un mètre soixante-trois d’élégance ingénue et de fragilité ignorée.

C’est aussi une chute de rein à en tomber à la renverse, une poitrine idéale qui se soulève à chaque respiration et se serre à chaque réveil, des épaules trop frêles pour porter le poids de son existence et des jambes longues et minces qui se rompent sous l’effort d’une danse vaine et acharnée. C’est une taille fine et des hanches qu’on agrippe bien souvent avec un désir avide. C’est un long cou de cygne et une gorge douce qui laisse échapper des rires faux, des rires amers et des rires cassés avant de s’étouffer quand les larmes montent.

Isis, c’est une bouche pulpeuse qui murmure plus de mensonges que de vérités, c’est un petit nez mutin, des joues pleines qui se creusent de fossettes enfantines quand elle sourit. C’est une paire d’yeux bleus comme la nuit et ternes comme la mort, ponctuellement ravivés par un éclat de malice factice ou de désespoir sincère. C’est une épaisse chevelure d’ébène aux reflets hypnotisants. C’est une peau d’ivoire satinée qu’on aime à effleurer ou déchirer.
Enfin Isis, c’est trois tatouages noirs sous la chaire blanche ; deux traits parallèles qui ornent son bras droit comme un bracelet d’encre, un petit coeur au coin de la pommette gauche et enfin -le plus discret, et pourtant le plus précieux- une simple date inscrite en chiffres romains à la naissance de sa nuque, et qui n’a plus de signification que pour elle-même.



« Description mentale »


••• ♛ •••
❝ Are you deranged like me ? Are you strange like me ?
Lighting matches just to swallow up the flame like me ?
Do you call yourself a fucking hurricane like me ?
Pointing fingers cause you'll never take the blame like me ? ❞


« LA BEAUTÉ SERA CONVULSIVE OU NE SERA PAS. »
– André Breton, Nadja, 1928.

Elle est belle Isis. Elle est belle dans de bien nombreuses façons, façonnant ses atours à sa guise et selon les situations. Mais une telle beauté, couplée à un caractère plat et constant, perdrait beaucoup de son charme selon certains. Et pour la fille d’Éris, c’est exactement le cas.

Si elle est belle Isis, ça n’est pas simplement dû à son joli visage ou ses courbes délicates, mais aussi en grande partie à son caractère convulsif, instable, extrême. Extrême oui, car la demi-mesure n’est pas dans ses habitudes. Isis ne fait jamais les choses à moitié, le juste milieu n’existe pas chez elle. Ce sera tout ou rien, ce sera noir ou blanc, ce sera glacial ou brûlant. Isis peut atteindre des sommets d’euphorie comme les profondeurs abyssales de la dépression, et il lui suffit parfois d’un rien pour passer d’un état à l’autre. Lunatique ? Clairement. Bipolaire ? Probablement. Par lâcheté ou indifférence, elle n’a jamais cherché à se renseigner plus que ça sur la question, et n’a jamais fait le moindre test pour en avoir confirmation. À quoi bon après tout ? Si c’est pour finir à s’envoyer des doses toujours plus grandes de cachets visant à maintenir son état dans un stade végétatif et monotone, non merci. Les cachets, elle les préfère en soirée, quand ils sont gravés de petits logos amusants, qu’ils lui font voir des couleurs qui n’existent pas et lui donnent l’impression d’être un tant soit peu vivante.

Car c’est aussi ça son problème à Isis : vivre. À seulement dix-huit ans, elle est déjà lasse de tout. Et ce n’est pas parce qu’elle a déjà tout vécu, loin de là. Plutôt parce qu’elle sait que le futur n’a rien de bien glorieux à lui offrir. Le fait est qu’en tant qu’engeance du chaos, il est bien malaisé d’avoir une vie bien rangée qui se termine sur une note douce amère, comme on peut le voir à la télé. Quand on est fille d’Éris, la vie est comme un cocktail plus brûlant qu’un piment, plus acide qu’un citron et plus âcre que de la fumée. Et si elle est par moments ponctuée de quelques douceurs, c’est pour mieux se les voir retirer de la bouche quand on en a le plus envie. Quand on vient du même sang qu’Isis on est condamnée à semer le trouble comme à être troublée, à se faire haïr comme on se déteste, à faire peur comme on est terrifiée.

Alors qu’est-ce qu’il reste à faire quand on n’a qu’une vie misérable devant soi mais qu’on a trop peur de la mort pour en finir ? On fait comme Isis, et on ment. On joue un rôle, on se déguise, et on s’amuse de tout et de rien pour oublier ce trou béant qui se creuse dans notre poitrine et manque de nous faire suffoquer dès que notre cerveau n’a plus de distractions pour mettre de côté toutes ces idées noires. Elle est très douée pour jouer, Isis. Avec les gens, avec l’argent, avec la vie parfois. Son existence toute entière n’est qu’une vaste farce dans laquelle son rôle consiste à rire le plus possible et profiter de tous les vices que le monde a à offrir. Alcool, drogue, sexe, sensations fortes, danger. Elle n’est accroc à rien, en manque de tout. Et elle ferait n’importe quoi pour ne jamais se retrouver en tête-à-tête avec elle-même, et cette foutue manie de se rappeler dès qu’elle est seule à quel point elle est pathétique.
Isis ne s’aime pas, ne s’est jamais aimée. Conditionnée par l’idée que la discorde est méprisable, l’amour propre est un concept inconnu pour elle. On aura beau lui cracher les pires insultes au monde, celles-ci glisseraient sur son armure d’indifférence et ne lui feraient ni chaud ni froid. Parce qu’au fond, tout ce qu’on lui dit, elle le sait déjà. Alors au mieux, elle en jouera, partant du principe que si on la traite de traînée, elle leur montrera pour leur plus grand effroi qu’il vaut parfois mieux avoir tort plutôt qu’avoir raison. Et qu’est-ce qu’elle est insupportable, et qu’est-ce quelle est frustrante dans cette espèce d’invulnérabilité qui fait grincer des dents ! À croire que rien ne la touche, que rien ne la blesse.
Mais quand elle se retrouve seule à poil devant le miroir, sans tous ces artifices pour la distraire, alors Isis est plus cinglante envers elle-même qu’envers n’importe qui d’autre. Elle est particulièrement douée pour s’enfoncer avec un regard critique et un pessimisme à faire peur ; d’ailleurs, cela se finit chaque fois en dépression à la durée et à l’intensité aléatoires. Quand elle n’a rien à faire, Isis pense trop, à s’en écorcher le coeur et le cerveau. C’est la principale raison pour lesquelles elle se déguise sous les traits d’une attardée intéressée qui ne connait rien à part le luxe de se faire entretenir par des hommes plus âgés.

Et pourtant, derrière ses allures de délurée insolente qui n’a pas froid aux yeux et ne rate pas la première occasion pour se faire remarquer, il n’y a rien de plus qu’une petite fille confuse, à la fois fascinée et terrifiée par un destin trop sombre, par un monde trop brutal, et qui surtout crève du manque d’affection. Cet amour réel dont elle a toujours manqué, celui qu’on lui porterait pour ce qu’elle est, et pas parce qu’elle est jolie et docile.
Mais personne n’aime la discorde - à part des fous qui ne feraient que la faire plonger davantage. Et cette fatalité est ce qui a tué Isis à l’intérieur, il y a longtemps déjà.

Petite poupée trop fragile qui vit au fil du rasoir, elle est résignée et préfère attendre le moment de la chute plutôt que de se jeter dans le vide ou se raccrocher jusqu’à ce qu’on vienne la sauver. Parfois, cette tristesse enfantine refait surface dans ses grands yeux bleus, et on aurait presque envie de la prendre dans nos bras pour la rassurer. Mais cette compassion -ou cette pitié- est bien souvent balayée en un battement de cil, et le dégoût qu’elle nous inspire nous prend aussitôt à la gorge, sans nous lâcher jusqu’à ce qu’on l’ait repoussée loin, très loin de nous.

Alors oui, elle est belle Isis. Mais ce bordel incessant et inéluctable qui s’agite sous son crâne et sue par tous les pores de sa peau lui donnerait plutôt envie de se brûler le visage au 3ème degré. Et les dieux savent que si elle avait pu échanger cette beauté contre une vie simple, bête et heureuse, elle l’aurait déjà fait depuis longtemps.


« Histoire »


••• ♛ •••
❝ You teach me how to behave,
I felt you questioned the way I was brought up as a baby,
well, you don’t know fuck about my family ❞

Il régnait dans la chambre un calme incroyablement plat. Les seuls bruits qu’on entendait étaient les clapotis des vagues qui venaient s’écraser contre la coque blanche du bateau, les cris des mouettes qui planaient plusieurs mètres plus haut, le chuchotement de la brise qui agitait doucement les rideaux, et le son caractéristique d’un clavier d’ordinateur. C’était tranquille, c’était serein, il faisait beau. Isis détestait ça.
Ses yeux mornes et creusés de cernes suivaient sans grande attention la petite flèche qui s’agitait derrière l’écran haute définition de l’ordinateur portable. Un tableur avec plein de chiffres partout était affiché ; elle n’y comprenait rien.
Sa tête reposait au creux d’un cou parfumé d’after-shave et entre ses lèvres roses se consumait une cigarette d’une marque qu’elle n’avait encore jamais essayé. Quand elle l’attrapa entre deux doigts pour faire tomber les cendres dans le cendrier posé sur la table de chevet, elle y écrasa le mégot sans ménagement et souffla la fumée en basculant la tête en arrière, observant les volutes blanches se dissiper dans l’air marin. D’un coup, elle se redressa pour s’asseoir sur le matelas, les draps glissant de son dos dénudé.

▬ John, je m’emmerde. On arrive quand ?

Sa voix se fit plus rauque qu’à l’accoutumée, et il quitta son ordinateur des yeux pour les poser sur elle, un sourire amusé naissant au coin de ses lèvres.

▬ Va falloir attendre encore un peu trésor, le voyage dure six jours je te rappelle.

▬ On pouvait pas prendre l’avion plutôt que le bateau franchement ?

▬ Tu sais bien qu’avec mon…bagage, on va dire, prendre l’avion c’est plus risqué.

Il ferma le laptop et se redressa à son tour pour enserrer sa taille fine de ses bras d’homme, et déposa un baiser sur sa nuque, à l’endroit exact de son tatouage. Isis fut prise d’un violent frisson.

▬ C’est quoi cette date au fait ? Je t’ai jamais demandé, mais pour que tu t’en fasse un tatouage ça doit être important non ?

▬ Tu dis ça comme si ça faisant des mois qu’on se connaissait.

▬ Réponds-moi Isis, répondit-il en affirmant plus fortement sa prise sur elle.

▬ La mort de ma mère. Mensonge.

▬ Oh. Excuse-moi, je savais p-

▬ Chiale pas, va. Ça a été le plus beau jour de ma vie.

Il marqua une pause le temps de sonder la vérité dans ses yeux de nuit, mais abandonna vite, forcé de reconnaître qu’on ne pouvait rien trouver dans ce regard là, et qu’à trop y chercher on finissait pas s’y noyer.

▬ T’es bizarre comme fille, tu le sais ça ?

▬ À peine, lâcha-t-elle dans un souffle amusé, alors qu’elle se penchait pour ramasser ses vêtements au sol afin de se rhabiller.

▬ Tu vas où ? Fit-il quand il la voit se lever du lit.

▬ Sur le pont, j’ai besoin d’air. Toute seule, précisa-t-elle quand elle le voit rabattre les draps pour la suivre.

Il sourit, se réinstalla sur la matelas en rallumant son ordinateur et la regarda quitter la cabine. Mais elle, elle vit le regard noir qu’il lui lança alors qu’il pensait qu’elle ne regardait pas. Et intérieurement, Isis comprit qu’elle s’est encore foutue dans un sacré pétrin.

– X –

❝ Je ne suis pas la fille de ma mère.
C’est con en soit de faire une fixette là-dessus, y’en a toute une tripotée sur Terre de gamins qui n’ont pas été élevés par leurs parents biologiques. Y’en a même qui le vivent très bien, alors c’est pas la peine d’en faire tout une histoire. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de me dire que si celle qui m’a élevé m’avait également porté dans son ventre, ma vie aurait été radicalement différente. Ça tient vraiment à que dalle hein ?

Au début, il y a la famille Hyde. Ils sont trois, le papa, la maman, et la fille. C’est une famille d’hybrides chats installée sur Terre, à Bristol, en Angleterre, et qui sont parfaitement intégrés à la communauté humaine. Papa Hyde est le vice-président d’une entreprise prospère, Maman Hyde est une superbe mannequin de près de vingt ans de moins que lui, mais c’est pas grave puisqu’ils s’aiment, qu’ils se sont mariés sur les plages de Trinidad, et qu’ils ont eu la plus magnifique des petites filles, Juno. Juno, c’est un bien beau nom, un dérivé de Junon, prénom romain de la reine des dieux. Avec un nom pareil, son avenir ne peut que rimer avec gloire et bonheur, n’est-ce pas ?
Et pourtant, il faut bien que ça merde quelque part, c’est pas drôle sinon.
Et la douille, c’est moi.
Papa avait toujours eu un faible pour les jolies femmes, et Éris ne faisait pas exception à la règle. Ça n’était pas la première fois qu’il trompait « Maman », d’ailleurs, mais jamais il n’avait été pris jusqu’à présent. Mais quand neuf mois plus tard, la déesse de la Discorde s’est pointée devant leur porte avec un chiard sous le bras pour le leur refiler avant de se téléporter les dieux savent où, c’est un peu plus compliqué de faire dans la discrétion.

Il aurait pu nier tout en bloc et me refiler aux services sociaux si je ne lui avais pas tant ressemblé. Mêmes yeux bleus, mêmes cheveux noirs. J’étais la copie conforme de ma demi-soeur, à quelques détails près. Impossible de nier les faits. Alors il m’a reconnue, et a décidé de m’élever, rappelant à sa femme que le bébé que j’étais était un cadeau des dieux et qu’ils devaient en prendre soin. Un cadeau empoisonné ouais. De la part d’Eris, il fallait s’en douter.
Papa aurait bien aimé que tout redevienne comme avant, mais il fallait qu’il assume ses actes. Je me rappelle des cris, des engueulades, des larmes, et surtout du regard haineux de Juno qui voyait en moi l’élément perturbateur qui avait chamboulé l’ordre familial. Ça a parlé de divorce et de garde alternée, de séparation des biens et de maison qu’on vendait ou pas, et au bout d’un certains temps, plus rien. Rien du tout, comme si le problème avait dégonflé comme un ballon percé. Pas de divorce. Mais plus d’amour non plus.
Je n’ai jamais connu de famille heureuse, par conséquent. Mais je voyais dans les yeux de ma soeur que les choses avaient changé pour elle. Papa rentrait tard, « Maman » se shootait aux anti-dépresseurs et ne s’occupait jamais de moi. Juno restait collée à sa mère et profitais de la moindre occasion pour me rappelle que « tout ça c’est de ta faute, Isis ». Et quand on vous rabâche ça à longueur de temps depuis toujours, on finit par y croire.
La famille était comme scindée en deux, voire en trois. Juno et « Maman » d’un côté, moi de l’autre, et au milieu, Papa qui faisait à la fois le sourd, le muet et l’aveugle. Ça a duré comme ça jusqu’à mes douze ans. Mais quand Papa a perdu son travail, les choses se sont encore compliquées. ❞

– X –

Isis était assise sur la rambarde qui longeait le pont du grand bateau de croisière, les jambes pendant dans le vide. Ses mains agrippaient le métal blanc pour ne pas chuter, mais son regard était hypnotisé par les remous de l’eau en-dessous, et elle ne pouvait s’empêcher de penser à ce qu’il se passerait si elle lâchait la barre et se laissait tomber. Peut-être que le froid la prendrait sur place et la ferait couler à pic ? Peut-être que les courants l’emporterait loin, très loin, jusqu’à ne plus pouvoir rejoindre aucune berge ou aucun port ? Où peut-être encore qu’elle irait se briser contre la coque du bateau ou que les hélices immergées la découperait en petits morceaux ? Que de possibilités qui la fascinaient autant qu’elles l’effrayaient. Sur la rambarde, ses mains tremblaient, la jointure des phalange aussi pâle que la peau d’un mort. Elle crevait de trouille la pauvre Isis. Parce qu’elle avait compris que John ne l’emmenait pas voir les chutes du Niagara comme il l’avait promis. Oh, elle aurait du le voir venir quand elle l’avait rencontré et qu’il lui avait promis monts et merveilles si elle l’accompagnait jusqu’en outre-atlantique. Et elle l’avait deviné d’ailleurs, elle n’était pas si bête. Mais perdue et déprimée comme elle l’était le jour où elle l’avait rencontré, elle n’avait pas réfléchi et avait foncé tête baissée. Erreur fatale. Car ça n’était pas une croisière comme les autres. C’était un bateau de kidnappeurs en costards qui promettaient la lune à de pauvres petites connes crédules comme elle, et qui les conduisaient tout droit dans l’enfer du trafic d’êtres humains. Toutes les filles présentes allaient être vendues, droguées, disposées derrière des vitrines comme du bétail qu’on choisissait pour sa viande, sans considérer ne serait-ce qu’une seule seconde leurs états-d’âmes. Isis devait être la première à l’avoir comprit. Et elle en avait la nausée.
Elle jeta un dernier regard à l’océan qui la narguait quelques mètres en-dessous, et commença à peser le pour et le contre. D’un côté, il y avait la mort, froide, terrifiante, possiblement sanglante et douloureuse. Et de l’autre côté, il y avait une vie de servitude où elle ne serait même plus maîtresse de son propre corps et qui n’avait pas vraiment d’issue heureuse, même avec tout l’optimisme du monde. Et soudainement la mort lui parut plus attrayante, car plus rapide.

Derrière elle, des bruit de pas se firent entendre, et une voix s’éleva.

▬ Isis mais qu’est-ce que tu fais ?!

Elle se retourna un peu pour regarder John et son faux air apeuré par dessus son épaule, et un large sourire sarcastique étira ses jolies lèvres roses.

▬ Va te faire foutre, connard, elle répondit en accompagnant ses mots d’un doigt d’honneur.

Et elle sauta.
Et secrètement elle espérait que le paradis existait pour de vrai, et qu’elle pourrais t’y rejoindre.

– X –

❝ Papa avait perdu son travail, et « Maman » ne pouvait plus travailler à cause de la dépression qui avait altéré son allure d’antan. Et après quelques investissements foireux, on n’avait plus assez d’argent pour continuer à vivre dans l’opulence. Alors il a fallut vendre la belle maison, les beaux bijoux, les belles voitures, et abandonner notre vie de luxe pour un quotidien plus humble, plus simple, plus banal. Juno et moi ne fréquentions plus d’école privée, mais le lycée public du quartier. Mais contrairement à moi qui laissait tout couler sans trop prendre part au malheur familial, ma soeur avait vite fait de retourner la situation à son avantage. En quelques mois, le lycée (presque) tout entier lui mangeait dans la mains, vantait sa beauté, ses nombreux talents artistiques, la jalousait pour sa grande confiance en elle et l’admirait pour son charme naturel, sans jamais vraiment savoir que cette « Queen J » qu’ils adulaient passait tout son temps libre à rabaisser continuellement sa propre soeur à l’état de moins que rien. Et vers quatorze ans, j’ai craqué. Mes nerfs ont lâché d’un coup après une simple remarque de sa part, et j’ai envoyé foutre en l’espace d’une seconde quatorze ans d’efforts pour me faire accepter par elle. Je me rappelle que je suis sortie de la maison en trombe, et qu’une amie que fréquentais plus ou moins par défaut m’incrusta à la fête d’anniversaire de son petit copain. Et j’ai bu, jusqu’à m’en rendre malade, jusqu’à ne plus me souvenir de rien le lendemain matin, quand je me suis retrouvée nue dans le lit du petit copain en question. Forcément, ça s’est ébruité, et je suis passée de la fille un peu  insignifiante à la salope de service. Soit. S’ils le disaient, c’est que c’était sûrement vrai n’est-ce pas ? Après tout, tout le monde semblait savoir mieux que moi ce que j’étais. Alors j’ai endossé ce rôle, parce qu’il faut toujours une salope dans un lycée, comme il faut toujours une reine. Et la reine, c’était Juno. Le bon vieux drama familial en somme.
Jusqu’à mes quinze ans, j’ai testé tout ce que je pouvais tester, de l’alcool à la cigarette, du sexe aux petits cachets colorés. Je n’avait pas d’amis, que des amants d’un soir ou deux et des partenaires de défonce -parfois les deux en même temps. J’envoyais chier Juno chaque fois qu’elle me parlait, tout comme j’envoyais chier « ma mère », mon père, mes profs, le monde entier.
Et quand Maman Hyde est morte d’un cancer des poumons durant l'année, j’ai plus supporté et j’ai fugué.

(u.c.)


« Et vous ? »

PSEUDO Ҩ T.Brownie, babes (les autres surnoms vous les connaissez krkr ♥)
DATE DE NAISSANCE Ҩ Still the same o/ (17/10/1997)
COMMENT ES-TU ARRIVÉ(E) CHEZ NOUS ? Ҩ Je sais plus mais je regrette  :love4:  :love4:  :love4:
ACTIVITÉ SUR UNE ÉCHELLE DE 1 à 10 Ҩ Présence : 10/10 ; RP : 6 à 8/10
AVIS SUR SOH Ҩ C'est tellement à chier que je suis obligée de faire cinq comptes pour relever un peu le niveau, rendez-vous compte (i lov u my darlings).
DES CHOSES À AJOUTER ? Ҩ Dire qu'au début j'avais juste prévu de faire un seul personnage, voilà que j'entre dans le cercle des CC, VOUS ÊTES CONTENTS DE VOUS ? /dies
CODE DU RÈGLEMENT Ҩ Et c'est bien vrai o/

(C) MISS AMAZING.
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Mamas don't love their kids like they used to ღ (Isis) ❞ - validée
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