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 SOH | màj des fiches

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T.Brownie
we used to dream of outer space
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Féminin Messages : 44
Date d'inscription : 30/06/2016
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MessageSujet: SOH | màj des fiches   Mer 30 Aoû - 12:56

album imgur aesthetics | (www)


Dernière édition par T.Brownie le Sam 2 Sep - 13:18, édité 1 fois
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T.Brownie
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Féminin Messages : 44
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MessageSujet: Re: SOH | màj des fiches   Mer 30 Aoû - 18:18

ISIS-MAE « PANDORA » HYDE
(( terminé ))

Code:
<center><div class="sohprez_cadre"><table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0"><!--
--><tr><td><img src="http://i.imgur.com/xqM8kOR.png" /></td></tr><!--
--><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_title_box" style="background: #CFA0E9;">
<div class="sohprez_title_name">ISIS-MAE « PANDORA » HYDE</div></div></td></tr><!----><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_cadreinfos"><div class="sohprez_slidebox"><div class="sohprez_slideboxt" id="sohprez_infosgen"><div class="sohprez_slidetext"><FONT CLASS="sohprez_infos">Noms Ҩ</FONT> Hyde
<FONT CLASS="sohprez_infos">Prénoms Ҩ</FONT> Isis-Mae ; Taylor
<FONT CLASS="sohprez_infos">Surnoms Ҩ</FONT> Pandora (nom de scène)
<FONT CLASS="sohprez_infos">Âge Ҩ</FONT> 18 ans
<FONT CLASS="sohprez_infos">Lieu de naissance Ҩ</FONT> Bristol | Angleterre
<FONT CLASS="sohprez_infos">Genre Ҩ</FONT> Féminin
<FONT CLASS="sohprez_infos">Orientation Ҩ</FONT> Hétérosexuelle
<FONT CLASS="sohprez_infos">Statut Ҩ</FONT> Célibataire
<FONT CLASS="sohprez_infos">Race Ҩ</FONT> Sang-mêlée [color=#28B6C9][b]fille d'Éris[/b][/color] et [color=#A303AB][b]hybride chat[/b][/color]
<FONT CLASS="sohprez_infos">Métier Ҩ</FONT> Strip-teaseuse (club privé du clan Barrow)

<FONT CLASS="sohprez_infos">Affilié Ҩ</FONT> N'a pas encore rencontré son affilié.

<FONT CLASS="sohprez_infos">Featuring Ҩ</FONT> Originaux [i](Kuvshinov-Ilya)[/i] | IRL — Marina Diamandis
</div></div><div class="sohprez_slide"><div class="sohprez_slideboxt"><div class="sohprez_slidetext"><FONT CLASS="sohprez_infos">TRANSFORMATION Ҩ</FONT> comme tout hybride qui se respecte, Isis est capable de changer de forme à volonté, partiellement ou totalement. Sous forme animale, elle devient une chatte siamoise au pelage plus sombre que la normale et aux yeux perçants.

<FONT CLASS="sohprez_infos">CARACTÉRISTIQUES FÉLINES Ҩ</FONT> Nyctalopie & griffes rétractables. En contrepartie, Isis est assez sensible au manque de sommeil, ce qui l’affaiblit considérablement vu qu’elle ne dort pas beaucoup.

<FONT CLASS="sohprez_infos">VISION DE CAUCHEMARS Ҩ</FONT> Lorsqu’on la cherche trop, Isis peut, par le biais d’un contact visuel, plonger sa victime dans un véritable cauchemar éveillé. Ses yeux sondent les peurs profondes de sa proie et les lui renvoie sous forme de visions. Elle maîtrise ce pouvoir à la perfection, mais ne s’en sert pas pour le plaisir ; seulement pour contre-attaquer. De plus, toute vision renvoyée est également subie.

<FONT CLASS="sohprez_infos">AURA DE CHAOS Ҩ</FONT> une espèce d’aura propre à son ascendance divine qu’elle ne contrôle pas et qui varie selon ses états d’esprits. Heureuse, c’est un halo d’émulation qui l’auréole et donne à son entourage détermination et enthousiasme. Malheureuse, c’est une aura de discorde qui prend à la gorge et la rend insupportable sans qu’elle puisse rien y changer. Si elle arrive parfois à user de ce pouvoir pour se défendre, elle le considère plus comme un fardeau qu’un avantage.
</div></div><div class="sohprez_pouvoirbox" style="background: #CFA0E9;"><div id="sohprez_ttpouv" class="sohprez_title_name">pouvoirs</div></div></div></div><img src="http://i.imgur.com/IVQwNP7.png" id="sohprez_ava"></div></td></tr><!--

--><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_caraphys-cadre"><div class="sohprez_cara-liste"><div><!--
--><span class="sohprez_cara-titre" style="background: #CFA0E9;">Caractère</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">attention whore</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">lunatique</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">insolente</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">chaotique</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">peur de l'abandon</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">(auto) destructrice</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">nonchalante</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">lâche</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">pas d'amour-propre</span></div></div><!--
--><div class="sohprez_cara-texte">Elle est belle Isis. Elle est belle dans de bien nombreuses façons, façonnant ses atours à sa guise et selon les situations. Mais une telle beauté, couplée à un caractère plat et constant, perdrait beaucoup de son charme selon certains. Et pour la fille d’Éris, c’est exactement le cas.

Si elle est belle Isis, ça n’est pas simplement dû à son joli visage ou ses courbes délicates, mais aussi en grande partie à son caractère convulsif, instable, extrême. Extrême oui, car la demi-mesure n’est pas dans ses habitudes. Isis ne fait jamais les choses à moitié, le juste milieu n’existe pas chez elle. Ce sera tout ou rien, ce sera noir ou blanc, ce sera glacial ou brûlant. Isis peut atteindre des sommets d’euphorie comme les profondeurs abyssales de la dépression, et il lui suffit parfois d’un rien pour passer d’un état à l’autre. Lunatique ? Clairement. Bipolaire ? Probablement. Par lâcheté ou indifférence, elle n’a jamais cherché à se renseigner plus que ça sur la question, et n’a jamais fait le moindre test pour en avoir confirmation. À quoi bon après tout ? Si c’est pour finir à s’envoyer des doses toujours plus grandes de cachets visant à maintenir son état dans un stade végétatif et monotone, non merci. Les cachets, elle les préfère en soirée, quand ils sont gravés de petits logos amusants, qu’ils lui font voir des couleurs qui n’existent pas et lui donnent l’impression d’être un tant soit peu vivante.

Car c’est aussi ça son problème à Isis : vivre. À seulement dix-huit ans, elle est déjà lasse de tout. Et ce n’est pas parce qu’elle a déjà tout vécu, loin de là. Plutôt parce qu’elle sait que le futur n’a rien de bien glorieux à lui offrir. Le fait est qu’en tant qu’engeance du chaos, il est bien malaisé d’avoir une vie bien rangée qui se termine sur une note douce amère, comme on peut le voir à la télé. Quand on est fille d’Éris, la vie est comme un cocktail plus brûlant qu’un piment, plus acide qu’un citron et plus âcre que de la fumée. Et si elle est par moments ponctuée de quelques douceurs, c’est pour mieux se les voir retirer de la bouche quand on en a le plus envie. Quand on vient du même sang qu’Isis on est condamnée à semer le trouble comme à être troublée, à se faire haïr comme on se déteste, à faire peur comme on est terrifiée.

Alors qu’est-ce qu’il reste à faire quand on n’a qu’une vie misérable devant soi mais qu’on a trop peur de la mort pour en finir ? On fait comme Isis, et on ment. On joue un rôle, on se déguise, et on s’amuse de tout et de rien pour oublier ce trou béant qui se creuse dans notre poitrine et manque de nous faire suffoquer dès que notre cerveau n’a plus de distractions pour mettre de côté toutes ces idées noires. Elle est très douée pour jouer, Isis. Avec les gens, avec l’argent, avec la vie parfois. Son existence toute entière n’est qu’une vaste farce dans laquelle son rôle consiste à rire le plus possible et profiter de tous les vices que le monde a à offrir. Alcool, drogue, sexe, sensations fortes, danger. Elle n’est accroc à rien, en manque de tout. Et elle ferait n’importe quoi pour ne jamais se retrouver en tête-à-tête avec elle-même, et cette foutue manie de se rappeler dès qu’elle est seule à quel point elle est pathétique.
Isis ne s’aime pas, ne s’est jamais aimée. Conditionnée par l’idée que la discorde est méprisable, l’amour propre est un concept inconnu pour elle. On aura beau lui cracher les pires insultes au monde, celles-ci glisseraient sur son armure d’indifférence et ne lui feraient ni chaud ni froid. Parce qu’au fond, tout ce qu’on lui dit, elle le sait déjà. Alors au mieux, elle en jouera, partant du principe que si on la traite de traînée, elle leur montrera pour leur plus grand effroi qu’il vaut parfois mieux avoir tort plutôt qu’avoir raison. Et qu’est-ce qu’elle est insupportable, et qu’est-ce quelle est frustrante dans cette espèce d’invulnérabilité qui fait grincer des dents ! À croire que rien ne la touche, que rien ne la blesse.
Mais quand elle se retrouve seule à poil devant le miroir, sans tous ces artifices pour la distraire, alors Isis est plus cinglante envers elle-même qu’envers n’importe qui d’autre. Elle est particulièrement douée pour s’enfoncer avec un regard critique et un pessimisme à faire peur ; d’ailleurs, cela se finit chaque fois en dépression à la durée et à l’intensité aléatoires. Quand elle n’a rien à faire, Isis pense trop, à s’en écorcher le coeur et le cerveau. C’est la principale raison pour lesquelles elle se déguise sous les traits d’une attardée intéressée qui ne connait rien à part le luxe de se faire entretenir par des hommes plus âgés.

Et pourtant, derrière ses allures de délurée insolente qui n’a pas froid aux yeux et ne rate pas la première occasion pour se faire remarquer, il n’y a rien de plus qu’une petite fille confuse, à la fois fascinée et terrifiée par un destin trop sombre, par un monde trop brutal, et qui surtout crève du manque d’affection. Cet amour réel dont elle a toujours manqué, celui qu’on lui porterait pour ce qu’elle est, et pas parce qu’elle est jolie et docile.
Mais personne n’aime la discorde - à part des fous qui ne feraient que la faire plonger davantage. Et cette fatalité est ce qui a tué Isis à l’intérieur, il y a longtemps déjà.

Petite poupée trop fragile qui vit au fil du rasoir, elle est résignée et préfère attendre le moment de la chute plutôt que de se jeter dans le vide ou se raccrocher jusqu’à ce qu’on vienne la sauver. Parfois, cette tristesse enfantine refait surface dans ses grands yeux bleus, et on aurait presque envie de la prendre dans nos bras pour la rassurer. Mais cette compassion -ou cette pitié- est bien souvent balayée en un battement de cil, et le dégoût qu’elle nous inspire nous prend aussitôt à la gorge, sans nous lâcher jusqu’à ce qu’on l’ait repoussée loin, très loin de nous.

Alors oui, elle est belle Isis. Mais ce bordel incessant et inéluctable qui s’agite sous son crâne et sue par tous les pores de sa peau lui donnerait plutôt envie de se brûler le visage au 3ème degré. Et les dieux savent que si elle avait pu échanger cette beauté contre une vie simple, bête et heureuse, elle l’aurait déjà fait depuis longtemps.</div><!--
--><div class="sohprez_phys-liste" style="background: #CFA0E9;"><div><!--
--><span class="sohprez_phys-titre" style="background: #CFA0E9;">Physique</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">1m66</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">52 kg</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">yeux bleu nuit</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">cheveux noirs</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">peau de pêche</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">formes généreuses</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">silhouette gracile</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">tatouage sur la pommette (coeur)</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">tatouage sur la nuque</span></div></div><!--
--><div class="sohprez_phys-texte">Isis, c’est d’abord une silhouette gracieuse, gracile. Un corps fluet aux courbes délicates qui se meut dans un ballet étourdissant de finesse et de légèreté. Chacun de ses gestes est empreint de cette souplesse et de cette grâce féline qui lui est caractéristique, chacun de ses mouvements donne l’impression qu’elle pourrait s’envoler sous la brise ou se briser sur le bitume. Isis, c’est un mètre soixante-trois d’élégance ingénue et de fragilité ignorée.

C’est aussi une chute de rein à en tomber à la renverse, une poitrine idéale qui se soulève à chaque respiration et se serre à chaque réveil, des épaules trop frêles pour porter le poids de son existence et des jambes longues et minces qui se rompent sous l’effort d’une danse vaine et acharnée. C’est une taille fine et des hanches qu’on agrippe bien souvent avec un désir avide. C’est un long cou de cygne et une gorge douce qui laisse échapper des rires faux, des rires amers et des rires cassés avant de s’étouffer quand les larmes montent.

Isis, c’est une bouche pulpeuse qui murmure plus de mensonges que de vérités, c’est un petit nez mutin, des joues pleines qui se creusent de fossettes enfantines quand elle sourit. C’est une paire d’yeux bleus comme la nuit et ternes comme la mort, ponctuellement ravivés par un éclat de malice factice ou de désespoir sincère. C’est une épaisse chevelure d’ébène aux reflets hypnotisants. C’est une peau d’ivoire satinée qu’on aime à effleurer ou déchirer.
Enfin Isis, c’est deux tatouages noirs sous la chaire blanche ; un petit coeur au coin de la pommette gauche et enfin -le plus discret, et pourtant le plus précieux- une simple date inscrite en chiffres romains à la naissance de sa nuque, et qui n’a plus de signification que pour elle-même.
</div></div></td></tr></table>
<div class="sohprez_box_storytitle" style="background: #CFA0E9;"><div class="sohprez_title_name" id="sohprez_titre_story">Histoire</div></div><!--
--><div class="sohprez_box_story"><div class="sohprez_box_storytext">
[center][font=georgia]••• ♛ •••
[size=10]❝ You teach me how to behave,
I felt you questioned the way I was brought up as a baby,
well, you don’t know fuck about my family ❞[/size][/font][/center]
</b>
Il régnait dans la chambre un calme incroyablement plat. Les seuls bruits qu’on entendait étaient les clapotis des vagues qui venaient s’écraser contre la coque blanche du bateau, les cris des mouettes qui planaient plusieurs mètres plus haut, le chuchotement de la brise qui agitait doucement les rideaux, et le son caractéristique d’un clavier d’ordinateur. C’était tranquille, c’était serein, il faisait beau. Isis détestait ça.
Ses yeux mornes et creusés de cernes suivaient sans grande attention la petite flèche qui s’agitait derrière l’écran haute définition de l’ordinateur portable. Un tableur avec plein de chiffres partout était affiché ; elle n’y comprenait rien.
Sa tête reposait au creux d’un cou parfumé d’after-shave et entre ses lèvres roses se consumait une cigarette d’une marque qu’elle n’avait encore jamais essayé. Quand elle l’attrapa entre deux doigts pour faire tomber les cendres dans le cendrier posé sur la table de chevet, elle y écrasa le mégot sans ménagement et souffla la fumée en basculant la tête en arrière, observant les volutes blanches se dissiper dans l’air marin. D’un coup, elle se redressa pour s’asseoir sur le matelas, les draps glissant de son dos dénudé.

[color=#FFB6C1][b]▬ John, je m’emmerde. On arrive quand ?[/b][/color]

Sa voix se fit plus rauque qu’à l’accoutumée, et il quitta son ordinateur des yeux pour les poser sur elle, un sourire amusé naissant au coin de ses lèvres.

[color=#960018][b]▬ Va falloir attendre encore un peu trésor, le voyage dure six jours je te rappelle.[/b][/color]

[color=#FFB6C1][b]▬ On pouvait pas prendre l’avion plutôt que le bateau franchement ?[/b][/color]

[color=#960018][b]▬ Tu sais bien qu’avec mon…bagage, on va dire, prendre l’avion c’est plus risqué.[/b][/color]

Il ferma le laptop et se redressa à son tour pour enserrer sa taille fine de ses bras d’homme, et déposa un baiser sur sa nuque, à l’endroit exact de son tatouage. Isis fut prise d’un violent frisson.

[color=#960018][b]▬ C’est quoi cette date au fait ? Je t’ai jamais demandé, mais pour que tu t’en fasse un tatouage ça doit être important non ?[/b][/color]

[color=#FFB6C1][b]▬ Tu dis ça comme si ça faisant des mois qu’on se connaissait.[/b][/color]

[color=#960018][b]▬ Réponds-moi Isis,[/b][/color] répondit-il en affirmant plus fortement sa prise sur elle.

[color=#FFB6C1][b]▬ La mort de ma mère.[/b][/color] [i]Mensonge.[/i]

[color=#960018][b]▬ Oh[/b][/color] –un rictus tordit la bouche de la jeune fille ; [i]quel con[/i]– [color=#960018][b]Excuse-moi, je savais p-[/b][/color]

[color=#FFB6C1][b]▬ Chiale pas, va. Ça a été le plus beau jour de ma vie.[/b][/color]

Il marqua une pause le temps de sonder la vérité dans ses yeux de nuit, mais abandonna vite, forcé de reconnaître qu’on ne pouvait rien trouver dans ce regard là, et qu’à trop y chercher on finissait pas s’y noyer.

[color=#960018][b]▬ T’es bizarre comme fille, tu le sais ça ?[/b][/color]

[color=#FFB6C1][b]▬ À peine,[/b][/color] lâcha-t-elle dans un souffle amusé, alors qu’elle se penchait pour ramasser ses vêtements au sol afin de se rhabiller.

[color=#960018][b]▬ Tu vas où ?[/b][/color] Fit-il quand il la voit se lever du lit.

[color=#FFB6C1][b]▬ Sur le pont, j’ai besoin d’air. Toute seule,[/b][/color] précisa-t-elle quand elle le voit rabattre les draps pour la suivre.

Il sourit, se réinstalla sur la matelas en rallumant son ordinateur et la regarda quitter la cabine. Mais elle, elle vit le regard noir qu’il lui lança alors qu’il pensait qu’elle ne regardait pas. Et intérieurement, Isis comprit qu’elle s’est encore foutue dans un sacré pétrin.

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

[i]❝ Je ne suis pas la fille de ma mère.[/i]
C’est con en soit de faire une fixette là-dessus, y’en a toute une tripotée sur Terre de gamins qui n’ont pas été élevés par leurs parents biologiques. Y’en a même qui le vivent très bien, alors c’est pas la peine d’en faire tout une histoire. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de me dire que si celle qui m’a élevé m’avait également porté dans son ventre, ma vie aurait été radicalement différente. Ça tient vraiment à que dalle hein ?

Au début, il y a la famille Hyde. Ils sont trois, le papa, la maman, et la fille. C’est une famille d’hybrides chats installée sur Terre, à Bristol, en Angleterre, et qui sont parfaitement intégrés à la communauté humaine. Papa Hyde est le vice-président d’une entreprise prospère, Maman Hyde est une superbe mannequin de près de vingt ans de moins que lui, mais c’est pas grave puisqu’ils s’aiment, qu’ils se sont mariés sur les plages de Trinidad, et qu’ils ont eu la plus magnifique des petites filles, Juno. Juno, c’est un bien beau nom, un dérivé de Junon, prénom romain de la reine des dieux. Avec un nom pareil, son avenir ne peut que rimer avec gloire et bonheur, n’est-ce pas ?
Et pourtant, il faut bien que ça merde quelque part, c’est pas drôle sinon.
[i]Et la douille, c’est moi.[/i]
Papa avait toujours eu un faible pour les jolies femmes, et Éris ne faisait pas exception à la règle. Ça n’était pas la première fois qu’il trompait « Maman », d’ailleurs, mais jamais il n’avait été pris jusqu’à présent. Mais quand neuf mois plus tard, la déesse de la Discorde s’est pointée devant leur porte avec un chiard sous le bras pour le leur refiler avant de se téléporter les dieux savent où, c’est un peu plus compliqué de faire dans la discrétion.

Il aurait pu nier tout en bloc et me refiler aux services sociaux si je ne lui avais pas tant ressemblé. Mêmes yeux bleus, mêmes cheveux noirs. J’étais la copie conforme de ma demi-soeur, à quelques détails près. Impossible de nier les faits. Alors il m’a reconnue, et a décidé de m’élever, rappelant à sa femme que le bébé que j’étais était un cadeau des dieux et qu’ils devaient en prendre soin. Un cadeau empoisonné ouais. De la part d’Eris, il fallait s’en douter.
Papa aurait bien aimé que tout redevienne comme avant, mais il fallait qu’il assume ses actes. Je me rappelle des cris, des engueulades, des larmes, et surtout du regard haineux de Juno qui voyait en moi l’élément perturbateur qui avait chamboulé l’ordre familial. Ça a parlé de divorce et de garde alternée, de séparation des biens et de maison qu’on vendait ou pas, et au bout d’un certains temps, plus rien. Rien du tout, comme si le problème avait dégonflé comme un ballon percé. Pas de divorce. Mais plus d’amour non plus.
Je n’ai jamais connu de famille heureuse, par conséquent. Mais je voyais dans les yeux de ma soeur que les choses avaient changé pour elle. Papa rentrait tard, « Maman » se shootait aux anti-dépresseurs et ne s’occupait jamais de moi. Juno restait collée à sa mère et profitais de la moindre occasion pour me rappelle que [i]« tout ça c’est de ta faute, Isis »[/i]. Et quand on vous rabâche ça à longueur de temps depuis toujours, on finit par y croire.
La famille était comme scindée en deux, voire en trois. Juno et « Maman » d’un côté, moi de l’autre, et au milieu, Papa qui faisait à la fois le sourd, le muet et l’aveugle. Ça a duré comme ça jusqu’à mes douze ans. Mais quand Papa a perdu son travail, les choses se sont encore compliquées. ❞

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

Isis était assise sur la rambarde qui longeait le pont du grand bateau de croisière, les jambes pendant dans le vide. Ses mains agrippaient le métal blanc pour ne pas chuter, mais son regard était hypnotisé par les remous de l’eau en-dessous, et elle ne pouvait s’empêcher de penser à ce qu’il se passerait si elle lâchait la barre et se laissait tomber. Peut-être que le froid la prendrait sur place et la ferait couler à pic ? Peut-être que les courants l’emporterait loin, très loin, jusqu’à ne plus pouvoir rejoindre aucune berge ou aucun port ? Où peut-être encore qu’elle irait se briser contre la coque du bateau ou que les hélices immergées la découperait en petits morceaux ? Que de possibilités qui la fascinaient autant qu’elles l’effrayaient. Sur la rambarde, ses mains tremblaient, la jointure des phalange aussi pâle que la peau d’un mort. Elle crevait de trouille la pauvre Isis. Parce qu’elle avait compris que John ne l’emmenait pas voir les chutes du Niagara comme il l’avait promis. Oh, elle aurait du le voir venir quand elle l’avait rencontré et qu’il lui avait promis monts et merveilles si elle l’accompagnait jusqu’en outre-atlantique. Et elle l’avait deviné d’ailleurs, elle n’était pas si bête. Mais perdue et déprimée comme elle l’était le jour où elle l’avait rencontré, elle n’avait pas réfléchi et avait foncé tête baissée. Erreur fatale. Car ça n’était pas une croisière comme les autres. C’était un bateau de kidnappeurs en costards qui promettaient la lune à de pauvres petites connes crédules comme elle, et qui les conduisaient tout droit dans l’enfer du trafic d’êtres humains. Toutes les filles présentes allaient être vendues, droguées, disposées derrière des vitrines comme du bétail qu’on choisissait pour sa viande, sans considérer ne serait-ce qu’une seule seconde leurs états-d’âmes. Isis devait être la première à l’avoir comprit. Et elle en avait la nausée.
Elle jeta un dernier regard à l’océan qui la narguait quelques mètres en-dessous, et commença à peser le pour et le contre. D’un côté, il y avait la mort, froide, terrifiante, possiblement sanglante et douloureuse. Et de l’autre côté, il y avait une vie de servitude où elle ne serait même plus maîtresse de son propre corps et qui n’avait pas vraiment d’issue heureuse, même avec tout l’optimisme du monde. Et soudainement la mort lui parut plus attrayante, car plus rapide.

Derrière elle, des bruit de pas se firent entendre, et une voix s’éleva.

[color=#960018][b]▬ Isis mais qu’est-ce que tu fais ?![/b][/color]

Elle se retourna un peu pour regarder John et son faux air apeuré par dessus son épaule, et un large sourire sarcastique étira ses jolies lèvres roses.

[color=#FFB6C1][b]▬ Va te faire foutre, connard,[/b][/color] elle répondit en accompagnant ses mots d’un doigt d’honneur.

Et elle sauta.
Et secrètement elle espérait que le paradis existait pour de vrai, et qu’elle pourrais t’y rejoindre.

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

❝ Papa avait perdu son travail, et « Maman » ne pouvait plus travailler à cause de la dépression qui avait altéré son allure d’antan. Et après quelques investissements foireux, on n’avait plus assez d’argent pour continuer à vivre dans l’opulence. Alors il a fallut vendre la belle maison, les beaux bijoux, les belles voitures, et abandonner notre vie de luxe pour un quotidien plus humble, plus simple, plus banal. Juno et moi ne fréquentions plus d’école privée, mais le lycée public du quartier. Mais contrairement à moi qui laissait tout couler sans trop prendre part au malheur familial, ma soeur avait vite fait de retourner la situation à son avantage. En quelques mois, le lycée (presque) tout entier lui mangeait dans la mains, vantait sa beauté, ses nombreux talents artistiques, la jalousait pour sa grande confiance en elle et l’admirait pour son charme naturel, sans jamais vraiment savoir que cette « Queen J » qu’ils adulaient passait tout son temps libre à rabaisser continuellement sa propre soeur à l’état de moins que rien. Et vers quatorze ans, j’ai craqué. Mes nerfs ont lâché d’un coup après une simple remarque de sa part, et j’ai envoyé foutre en l’espace d’une seconde quatorze ans d’efforts pour me faire accepter par elle. Je me rappelle que je suis sortie de la maison en trombe, et qu’une amie que fréquentais plus ou moins par défaut m’incrusta à la fête d’anniversaire de son petit copain. Et j’ai bu, jusqu’à m’en rendre malade, jusqu’à ne plus me souvenir de rien le lendemain matin, quand je me suis retrouvée nue dans le lit du petit copain en question. Forcément, ça s’est ébruité, et je suis passée de la fille un peu  insignifiante à la pouffiasse de service ; [i]Easy-Mae[/i], qu’on s’est mis à me surnommer. [b]Soit[/b]. S’ils le disaient, c’est que c’était sûrement vrai n’est-ce pas ?  Après tout, tout le monde semblait savoir mieux que moi ce que j’étais. Alors j’ai endossé ce rôle, parce qu’il faut toujours une salope dans un lycée, comme il faut toujours une reine. Et la reine, c’était Juno. Le bon vieux drama familial en somme. Durant l’année, on a du quitter Bristol pour Londres, où Maman avait de la famille qui pouvait nous louer un appartement –loin d’être misérable, mais comparé au luxe de notre ancienne vie, le choc restait grand, surtout pour Juno et Maman– car même l’école privée ne rentrait plus dans nos frais.

Jusqu’à mes quinze ans, j’ai testé tout ce que je pouvais tester, de l’alcool à la cigarette, du sexe aux petits cachets colorés. Je n’avait pas d’amis, que des amants d’un soir ou deux et des partenaires de défonce -parfois les deux en même temps. J’envoyais chier Juno chaque fois qu’elle me parlait, tout comme j’envoyais chier « ma mère », mon père, mes profs, le monde entier.
Et quand Maman Hyde est morte d’un cancer des poumons durant l'année, j’ai plus supporté et j’ai fugué.

Pendant un an, j’ai réussi par on ne sait quel miracle à vivre à peu près décemment, en enchaînant des petits boulots que je ne gardais jamais très longtemps, en profitant du fait « qu’être bonne » rapporte en général des salaires plus importants, et aussi en parasitant les pauvres mecs avec qui j’ai pu sortir. Parce que c’est exactement ce que j’étais devenue : [i]un parasite.[/i] Un truc qui apporte plus de mal que de bien et qui s’accroche à toi pour survivre avant de te lâcher comme un malpropre quand une proie plus intéressante passe à côté. Mais je n’avais pas honte, je ne ressentais absolument rien vis à vis de ça. J’avais arrêté d’accorder une once d’importance à tout ce bordel, et je vivais au jour le jour sans chercher à voir plus loin que ça. Parce que depuis le jour où j'avais décidé d'arrêter de faire des efforts pour rien, [i]j'en avais marre de tout[/i]. Des autres, de moi, de la vie, et tout ce que je voulais, c'était mettre mes pensées sur pause, paralyser mon cerveau et [i]arrêter de rêver à toutes ses choses que j'avais détruites par le passé[/i]. J’aurais pu continuer longtemps qui sait, à tenter de garder la tête hors de l’eau dans cette situation plus que bancale. Peut-être que j’aurais pu m’en sortir au bout de quelques temps.
Mais je t’ai rencontré, et tout est parti en sucette, une fois encore.

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

Je me rappelle comme si c’était hier de notre première rencontre. C’était à l’hôpital. Tu étais venu passer des tests de routine et j’avais été amenée la veille à cause d’une saloperie de coma éthylique qui a bien duré quelques heures. Quand je me suis réveillée complètement à l’ouest, tu étais assis sur une chaise à côté de mon lit, et tu avais la tête de quelqu’un à qui on vient d’apprendre la mort d’un proche. Je ne savais pas qui tu étais ni pourquoi tu étais là à chialer à mon chevet, mais la première chose que je t’ai demandé n’était pas des explications.

[i][color=#FFB6C1][b]▬ Dis t’aurais pas une clope ?[/b][/color]

[color=#48D1CC][b]▬ …Non, je fume pas.[/b][/color]

[color=#FFB6C1][b]▬ Ben vu la gueule que tu tires ça t’arrangerait un peu.[/b][/color][/i]

J’étais infecte au début. Je ne voulais pas être gentille, je ne voulait pas créer de liens. Je ne voulais pas me heurter à espérer une relation avec autrui ; si c’était pour que tout parte en fumée comme ça avait toujours été le cas je préférais la solitude à la déception. Mais au lieu de partir sans te retourner, tu as planté tes beaux yeux dans les miens, et le sourire qui a tiré les coins de ta bouche m’a retourné la tête, les tripes et le coeur. Tu avais les yeux les plus bleus que j’avais jamais vu de ma vie ; les plus tristes aussi. Et moi j’aurais voulu être le coeur de pierre que je prétend toujours être, mais je ne l’étais pas, ne l’avait jamais été, et fond, ne le serais peut-être jamais.
[i]Toujours est-il que depuis ce jour là, il n’est pas vraiment un jour où je ne pense pas à toi.[/i]

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

[i][color=#48D1CC][b]▬ Eh Isis ?[/b][/color]

[color=#FFB6C1][b]▬ Hm ?[/b][/color]

[color=#48D1CC][b]▬ Ça te dirait de m’accompagner chez le tatoueur ?[/b][/color]

[color=#FFB6C1][b]▬ Tu veux te faire tatouer maintenant ?[/b][/color]

[color=#48D1CC][b]▬ Ouais. J’ai jamais rien fait de fou dans ma vie, je me dis que c’est le moment, et un tatouage ça serait un bon début, tu trouves pas ?[/b][/color]

[color=#FFB6C1][b]▬ Si tu le dis. Tu sais ce que tu veux te faire comme dessin ?[/b][/color]

[color=#48D1CC][b]▬ Pas vraiment non, haha. Tu veux choisir pour moi ?[/b][/color][/i]

J’ai souris, un peu bêtement, un peu attendrie. C’était con mais ça me touchait que tu me proposes de choisir ce qui allait marquer ton corps jusqu’à la fin de ta vie, quand bien même je savais qu’elle n’allait pas être bien longue.
Le tatoueur nous a accueillis tôt dans la matinée le lendemain matin, et puisque que nous avions tout notre temps et qu’il restait tout l’argent des médicaments que tu n’avais pas acheté, nous avions passé la journée entière au salon, chacun choisissant les tatouages de l’autre. Toi, tu m’as choisis un simple coeur, ridiculement petit mais bien visible, perché sur l’une de mes pommettes –[i]parce que tu voulais que tout le monde sache que tu m’aimais, et que c’était ta façon de poser ta marque sur moi.[/i] Pour toi, j’avais trouvé qu’une ancre de bateau sur le poignet était plutôt sympa –parce que c’est exactement ce que tu étais pour moi ; [i]quelque chose auquel je pouvais me raccrocher pour ne pas me perdre dans le tourbillon d’emmerdes qu’était ma vie[/i]. Encore une fois, c’est assez ironique en y repensant, de me dire qu’au final c’est moi qui ai servi d’ancre en te faisant couler avec moi.
Histoire de marquer le coup, enfin, tu t’étais dit que ce serait bien de garder un souvenir commun de cette journée si peu banale qui tranchait ton quotidien autrefois réglé comme un horloge sur le rythme des prises de cachets. Tu voulais qu’on ait le même tatouage –la date de notre rencontre, écrite en chiffres romain pour un soucis d'esthétique– parce que t’avais jamais aimé quelqu’un comme tu m’aimais et que quitte à crever demain tu voulais emporter un souvenir avec toi dans la tombe –c’est ce que tu disais, [i]ta voix résonne encore dans mes oreilles quand j’y repense.[/i] J’ai accepté, parce qu’un tatouage de plus ou de moins, ça n’allait pas me tuer, et qu’au pire vu son emplacement, s’il était moche je ne le verrais même pas. Je m’étais imaginé tout un tas de prétextes à la con pour justifier mon choix, quand la vraie réponse était pourtant évidente.
Je ne me rappelle plus de l’heure à laquelle nous sommes sortis de la boutique, mais c’était l’hiver et la nuit tombait déjà ; histoire de fêter ça, je t’ai emmené dans une boîte que je fréquentais plus ou moins où on s’est déchiré la gueule avant de rentrer chez toi et de faire l’amour juste au-dessus de la chambre de tes parents –et ça nous avait fais tellement rire d’imaginer leur gêne et leur colère, eux qui ne cherchaient qu’à t’enfermer à l’hosto, te bourrer de cachets et t’éloigner loin de moi.
Si je devais choisir le jour le plus heureux de ma vie ce serait sûrement celui-là.
[i]Et trois jours plus tard, t’as clamsé dans les draps à côté de moi, espèce d’enfoiré.[/i]

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

[b]Cardiomyopathie[/b]. Parois du coeur qui s’épaississent et se durcissent jusqu’à ce que l’organe ne soit plus assez souple pour pomper le sang dans les veines. Diagnostiqué un an auparavant, pas de chances de survies sans greffe. Greffe qui n’est jamais arrivée.
[i]J’étais au courant bien sûr[/i], c’était ça le deal entre nous. Tu me permettais de vivre décemment sans avoir à écarter les jambes pour n’importe qui pour pouvoir m’acheter à manger, et en échange, je te faisais découvrir les joies de l’abandon, de la débauche, de la fête, du sexe, de la drogue, et toutes ces choses desquelles tes parents avaient toujours pris soin de te préserver avant que je n’arrive pour balayer leurs efforts d’un revers de la main. C’était qu’un deal stupide conclu entre deux pauvres âmes écorchées fatiguées de vivre. Mais j’ai appris à te connaître, j’ai lu la lumière dans ton regard et m’y suis brûlée la rétine. J’ai appris à t’aimer, comme jamais je n’avais aimé qui que ce soit avant –avais-je seulement déjà aimé auparavant ? [i]J’en sais rien putain[/i]. Mais j’ai jamais rien su faire de bien dans ma vie, et ce que j’aime, je finit toujours par le détruire entre mes mains ; mon semblant de famille, ma réputation tranquille et sans vague de collégienne banale, toi. J’ai tout gâché.
Mais cette fois j’ai sentit le goût de la culpabilité, du regret, de la honte ; c’était amer, horrible, ça avait un goût de bile et de cendres –c’est toujours le cas aujourd’hui.
Je t’aimais et en te faisant abandonner ces cachets et ces séances interminables à l’hôpital, qui te rendaient moins vivant que jamais mais qui te faisaient tenir encore et encore, jusqu’à la potentielle greffe miraculeuse, je t’ai tué aussi sûrement que si j’avais abrégé tes souffrances d’un coup de poignard.
Je t’aimais, et je t’ai fait abandonner l’espoir.
Et maintenant c’est moi qui n’en a plus pour de bon.

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

L’eau glacée avait saisi chacun de ses organes un à un, paralysant ses muscles, ses nerfs, ses poumons. Elle s’attendait à couler à pic, se sentir partir petit à petit et s’évanouir de terreur avant même d’être saisie par l’hypothermie. Elle s’attendait à sombrer dans l’obscurité aussi sûrement que coule une pierre lorsqu’on la jette dans un lac depuis la berge. Et pourtant, c’est la lumière la plus blanche qui soit qui lui brûla la rétine alors que le portail de Sanctuaire of Heart s’ouvrit sur elle pour la sauver des eaux.
Elle en avait entendu parler de cette île sacrée des dieux. Son père leur en avait souvent parlé à Juno et elle, car si sa femme avait tenu à vivre comme les humains parmi les humains, lui ne pouvait oublier cette île dont il était originaire et qu’il avait toujours idéalisé comme étant le paradis.
[i]–Si c’était vraiment le cas alors les dieux avaient fait une grosse connerie en permettant à l’engeance du Chaos de poser le pied sur la terre sacrée, [/i]songeait-elle en y repensant.

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

J’ai fuit. [i]Encore une fois[/i]. Je ne pouvais plus supporter de vivre si près de là où je t'avais aimé et tué, je n’en pouvais plus de devoir supporter ton absence et mes erreurs. Je suis lâche, et répugnante. Je n’aurais pas dû être la dernière élue de ton coeur, je n’en étais pas digne.
Alors j’ai fui –ta famille voulait porter plainte contre moi, et j’avoue que la prison me faisait peur aussi– et j’ai repris mon train de vie d’avant dans un autre quartier, là où les murs et les rues m’évoquaient moins ton rire si clair et ton odeur de soleil. Et puis j’ai rencontré [i]John[/i], ce type plus vieux qui m’avait proposé après une nuit arrosée de l’accompagner outre-Atlantique dans un voyage d’affaire –j’avais pensé qu’il voulait une jolie cruche à exhiber devant ses partenaires commerciaux pour faciliter les signatures de contrats, et j’avais accepté son offre, puisque c’était un allez simple gratuit pour l’autre bout du monde ; et puis je ne savais faire que ça : [i]jouer les plantes vertes[/i]. [b]Pauvre conne[/b].
Il avait d’autre plans pour moi, et je ne l’ai réalisé qu’après être montée sur le « bateau de croisière ». Sont venus ensuite le saut dans le vide, la mort glaciale, la lumière vive, l’air qui s’est de nouveau engouffré dans mes poumons, et le soleil, qui brillait au-dessus d’une ville que je ne connaissais que de nom et à laquelle j’avais toujours cru qu’à moitié. [i]Skyworld.[/i]

[i]Tu parles d’un paradis[/i]. J’ai pas trouvé le salut ici. J’ai trouvé un job –stripteaseuse dans un cabaret, version un peu plus classe d’un boulot que j’avais déjà fait– j’ai trouvé une maison, j’ai trouvé quelques personnes sympas avec qui passer le temps les fois où j’étais plus ou moins lucide –j’ai retrouvé cette [i]connasse de Juno[/i] qui menait désormais la grande vie sous les projecteurs. Mais j’ai pas trouvé le salut.
J’ai pas trop l’espoir de le trouver un jour à vrai dire.

[center][font=georgia]– X –[/font][/center]

Isis, elle est morte au moment même où ton coeur s’est arrêté de battre.
</div></div>
<table><tr><td><img src="http://i.imgur.com/ZvoO4o0.png" class="sohprez_icon_présairl"></td><td><div class="sohprez_box_présairl"><div class="sohprez_text_présairl"><FONT CLASS="sohprez_infos">Prénom/Pseudo Ҩ</FONT> Kenza ❀
<FONT CLASS="sohprez_infos">Date de naissance Ҩ</FONT> 17 | 10 | 1997
<FONT CLASS="sohprez_infos">Comment es-tu arrivé.e chez nous ? Ҩ</FONT> [strike]Je sais plus mais je regrette[/strike]  :love4:  :love4:  :love4:
<FONT CLASS="sohprez_infos">Activité sur une échelle de 1 à 10 Ҩ</FONT> Présence : 10/10 | RP : 5/10
<FONT CLASS="sohprez_infos">Votre avis sur SoH ? Ҩ</FONT> C'est tellement à chier que je suis obligée de faire cinq comptes pour relever un peu le niveau, rendez-vous compte (i lov u my darlings).
<FONT CLASS="sohprez_infos">Des choses à ajouter ? Ҩ</FONT> Dire qu'au début j'avais juste prévu de faire un seul personnage, voilà que j'entre dans le cercle des CC, VOUS ÊTES CONTENTS DE VOUS ? /dies
<FONT CLASS="sohprez_infos">Code du règlement Ҩ</FONT> [color=indianred]YES BABY (bien sûr que c'est vrai Ö)[/color] Et c'est bien vrai o/</div><div class="sohprez_box_titrepresairl" style="background: #CFA0E9;">IRL</div></div></td></tr></table></div></center>


Dernière édition par T.Brownie le Sam 2 Sep - 13:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SOH | màj des fiches   Sam 2 Sep - 13:17

RHÉA APRIL FIREWIND
(( terminé ))

Code:
<center><div class="sohprez_cadre"><table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0"><!--
--><tr><td><img src="http://i.imgur.com/t2rC6T1.png" /></td></tr><!--
--><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_title_box" style="background: #000000;">
<div class="sohprez_title_name">RHÉA APRIL FIREWIND</div></div></td></tr><!----><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_cadreinfos"><div class="sohprez_slidebox"><div class="sohprez_slideboxt" id="sohprez_infosgen"><div class="sohprez_slidetext"><FONT CLASS="sohprez_infos">OC OU PV ? Ҩ</FONT> Scénario
<FONT CLASS="sohprez_infos">Noms Ҩ</FONT> Firewind
<FONT CLASS="sohprez_infos">Prénoms Ҩ</FONT> Rhéa ; April
<FONT CLASS="sohprez_infos">Surnoms Ҩ</FONT> Destructor
<FONT CLASS="sohprez_infos">Âge Ҩ</FONT> 16 ans
<FONT CLASS="sohprez_infos">Lieu de naissance Ҩ</FONT> Skyworld | SoH
<FONT CLASS="sohprez_infos">Genre Ҩ</FONT> Féminin
<FONT CLASS="sohprez_infos">Orientation Ҩ</FONT> Bisexuelle
<FONT CLASS="sohprez_infos">Statut Ҩ</FONT> Célibataire
<FONT CLASS="sohprez_infos">Race Ҩ</FONT> Sang-mêlée [color=#BFE0E0][b]ange[/b][/color] et [color=#000000][b]démone[/b][/color]
<FONT CLASS="sohprez_infos">Métier Ҩ</FONT> Lycéenne

<FONT CLASS="sohprez_infos">Affilié Ҩ</FONT> Brandon, un lémurien stupide et télépathe.

<FONT CLASS="sohprez_infos">Featuring Ҩ</FONT> Makoto Kikushi [i](The Idolm@ster)[/i] | IRL — Maisie Williams
</div></div><div class="sohprez_slide"><div class="sohprez_slideboxt"><div class="sohprez_slidetext"><FONT CLASS="sohprez_infos">VOLE Ҩ</FONT> elle possède une paire d'ailes d'ange duveteuses ; elles ont la particularité cependant d'être noires comme celles d'un corbeau, sans doute à cause de sa partie démone.

<FONT CLASS="sohprez_infos">CAMOUFLAGE Ҩ</FONT> elle peut prendre la texture, les motifs, la couleur de l'objet qui se trouve autour d’elle, lui permettant de se camoufler entièrement. « REGARDE JE SUIS COULEUR RIDEAUX !! »

<FONT CLASS="sohprez_infos">CONFUSION Ҩ</FONT> d'un coup Rhéa semble parler très vite et dire n’importe quoi (pire qu’à l’accoutumée). En réalité, c’est une faculté qui embrouille votre cerveau, emmêle  vos sens et vous et vous fait voir des trucs dignes d’un trip au LSD. Les effets durent entre 5 et 10 min, et ne vous laissent comme souvenir qu’une nausée passagère. C’est pas le pouvoir le plus dévastateur, mais ça lui laisse toujours une certaine avance pour fuir en cas de problème.

<FONT CLASS="sohprez_infos">MAÎTRISE DU FEU Ҩ</FONT> Rhéa a au moins un modèle dans la vie, son frère Orion. Aussi, elle s’efforce de maîtriser ce pouvoir qu’il a lui même mis du temps à contrôler. Pour l’instant, les flammèches qu’elle produit sont dignes de celles d’une allumette, mais elle ne perd pas espoir. De toute façon, grâce à ça, elle peut toujours répondre « oui » à la question « hé t’as pas du feu ? » et peut se la péter à la sortie de l’école quand elle dépanne des fumeurs en rade et qu’elle souffle sur son doigt comme un cow-boy sur son flingue en éteignant sa flamme. Et c’est la classe ça.
</div></div><div class="sohprez_pouvoirbox" style="background: #000000;"><div id="sohprez_ttpouv" class="sohprez_title_name">pouvoirs</div></div></div></div><img src="http://i.imgur.com/RHTATQh.png" id="sohprez_ava"></div></td></tr><!--

--><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_caraphys-cadre"><div class="sohprez_cara-liste"><div><!--
--><span class="sohprez_cara-titre" style="background: #000000;">Caractère</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">extravertie</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">impudique</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">rebelle</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">ultra sociale</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">pile électrique</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">créative</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">nonchalante</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">sportive</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">garçon manqué</span></div></div><!--
--><div class="sohprez_cara-texte">Vous l’aurez compris (et si ce n’est toujours pas le cas, vous avez de sérieux problèmes) Rhéa n’est pas un modèle de féminité, aussi bien physiquement que mentalement. Après, on peut toujours remettre en question le principe même de la féminité, et sa réelle signification, mais c’est une question d’ordre quasi philosophique qui n’aurait aucunement sa place dans la description du mental de la jeune ange-démone. Tout simplement car la philo, c’pas son truc.

Rhéa est donc une jeune fille assez [b]peu soignée[/b] qui ne fait attention à rien. Sa chambre est un vrai bordel, si bien qu’elle se fait souvent engueuler par le reste de la fratrie. Néanmoins, elle est (parfois) très ordonnée dans son bazar. À comprendre qu’elle sait retrouver ses affaires sous une tonne de fringues presque sales et d’affaires scolaires. En revanche, elle est perdue si quelqu’un range ses affaires en son absence. On peut la suivre à la trace dans la maison puisqu’il suffit de repérer les trainées de vêtements et autres trucs pas toujours identifiables qu’elle laisse sur son passage.

Plutôt [b]caractérielle[/b], elle n’hésite pas à pousser une beuglante si la situation le nécessite, ou même parfois pour le simple plaisir de laisser ses cordes vocales s’éprouver. Question discrétion, on repassera. En parlant de cordes vocales, elle est assez bavarde et peut débiter un nombre record d’âneries à la minute. Elle a déjà pensé à envoyer un témoignage de ses performances aux juges du Guinness Book, des fois que ça compte comme un vrai record mondial, c’est peu dire.

Cette fille est une vraie [b]pile électrique[/b] qui doit toujours remuer tout le temps. MAIS (parce qu’il y a toujours un mais) il arrive qu’elle soit atteinte de graves crises de flémingite aigüe qui la font régresser au stade larvaire (à comprendre : affalée sur le canapé, en culotte, télécommande à la main, regard vide, bave au coin de la bouche, etc.)

Rhéa ne connait pas la notion de [b]« ridicule »[/b]. Ou plutôt, elle sait reconnaitre le ridicule chez les autres, mais n’en a rien à faire si elle l’est elle-même. De fait, elle ne connait pas la pudeur, raconte absurdités sur absurdités et fait parfois des choses assez stupides qui lui retombent souvent dessus. De toute façon, quand bien même elle peut se foutre dans la merde, elle a toujours ses frangins sur qui compter. Et ça c’est beau putain.

C’est une fille qui [b]assume[/b] toujours tout. Ses conneries (quand elle en fait, ce qui arrive souvent) ses opinions (notamment concernant le célibat d’Orion, opinion non-partagée par le reste des sœurs Firewind) et aussi son orientation sexuelle. Et quiconque oserait mettre en question la légitimité de ses positions risque un mal de crâne carabiné suite à un débat enflammé avec la jeune fille. Ou à cause d’un coup de poing. Ça dépend.

Assez [b]casse-cou(illes)[/b] dans son genre, Rhéa est une véritable [b]risque tout[/b] qui n’hésite pas à relever des paris stupides. Elle aime l’adrénaline la petite Rhéa. Et si l’on prend en compte le fait que la jeune fille est [b]maladroite[/b], on imagine facilement le genre de situation dans lesquelles ce goût de l’adrénaline l’entraîne parfois.

Rhéa est une jeune fille qui a le rire facile. Plus généralement, c’est ce qu’on appelle un [b]bon vivant[/b]. Elle aime manger, dormir, bouger, rire, s’amuser, etc… C’est une personne ultra [b]sociale,[/b] peut-être un poil trop [b]tactile[/b] (sauf si on aime les grandes claques amicales dans le dos) qui n’a aucun problème pour aller vers les autres et taper la discute. On peut dire qu’elle est légèrement [b]naïve[/b] sur les bords, d’où le fait qu’elle se laisse facilement emporter dans des défis parfois douteux (bien qu’elle trouve toujours un moyen pour s’en dépêtrer).
Elle est également très [b]débrouillarde[/b] (ce qui n’est pas étonnant vu son histoire) et assez [b]inventive[/b]. Sa logique est un peu différente de celle des autres, mais tant que ça marche, cela ne pose aucun problème.

Enfin, elle aime profondément sa famille et ferait tout pour eux. Et même si elle s’engueule souvent avec Orion, qu’elle ne partage pas l’opinion de Vénus et Wendy concernant le célibat de leur grand-frère, et qu’il arrive parfois que des disputes éclatent, elle restera toujours très [b]attachée[/b] à eux et rien ne changera ce dernier point.</div><!--
--><div class="sohprez_phys-liste" style="background: #000000;"><div><!--
--><span class="sohprez_phys-titre" style="background: #000000;">Physique</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">1m63</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">57 kg</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">yeux anthracite</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">cheveux noirs et courts</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">peau de pêche</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">allure svelte</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">athlètique</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">pas encore très formée</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">air mutin</span></div></div><!--
--><div class="sohprez_phys-texte">Vous voulez vous faire une idée générale sur Rhéa ? Soit. Sachez pour commencer que malgré ses airs de jolie jeune fille -certes un peu garçon manqué, mais c’est un style comme un autre- Rhéa est à la féminité ce que son frère est à la curiosité.

Elle a les cheveux coupés courts, aussi noirs que ceux des autres membres de la fratrie Firewind. Ceux-ci descendent légèrement dans sa nuque, et deux mèches encadrent son joli visage dont les traits oscillent entre ceux de l’enfant et ceux de l’adulte. Sa peau claire met en valeur sa chevelure sombre, ainsi que la couleur anthracite de ses yeux. Un petit nez de lutin qui traduit bien son côté espiègle se situe au centre de son visage, au-dessus d’une jolie bouche aux lèvres rosées par lesquelles s’échappent bien souvent des paroles absurdes et/ou vulgaires qui feraient pâlir plus d’une mamie bien pensante.

De taille relativement normale au vu de ses quinze printemps, elle mesure un mètre soixante pour quarante-quatre kilos. Oui, je sais, habituellement, on ne révèle pas le poids d’une dame. Mais c’est de Rhéa que nous parlons, très chers. Si elle n’en a rien à cirer qu’on la voit en petite culotte avec des jambes pas rasées, vous vous doutez bien qu’elle se moque totalement que son poids soit connu du public. Et puis franchement, elle n’a pas à complexer à propos de sa morphologie, mais alors pas du tout. Elle est bien proportionnée, et même si sa poitrine n’est pas la plus généreuse qui soit, elle s’en contente largement ; c’est même plus pratique pour faire du sport !

Niveau vêtements, Rhéa se contente de ce qui est le plus pratique. L’important, c’est qu’elle soit à l’aise. Alors si elle privilégie habituellement les vêtements (et sous-vêtements) de son frère, elle peut quand même mettre des robes ou des jupes à conditions que celles-ci soient aussi confortables qu’un pyjama. En revanche, elle se comportera de la même façon, sans tenir compte des fringues qu’elle porte. À comprendre : ne vous étonnez pas de la voir assise en tailleur lorsqu’elle est vêtue d’une jupe, laissant ainsi ses sous-vêtements à la vue de tous. C’est Rhéa, cherchez pas. Aussi, ne vous attendez pas à la voir porter des talons. Avouez que pour courir, y’a plus idéal. Et puis ça fait mal aux pieds et au dos. Le maquillage ? Très peu pour elle. Ça gratte, c’est chiant à mettre, et si t’as le malheur d’oublier de l’enlever avant d’aller te coucher, tu te retrouve avec une tronche de raton-laveur bourré le lendemain.

Une allure sportive, des traits d’adolescentes et peu de féminité : voilà les ingrédients principaux qui composent notre petite sang mêlée !
</div></div></td></tr></table>
<div class="sohprez_box_storytitle" style="background: #000000;"><div class="sohprez_title_name" id="sohprez_titre_story">Histoire</div></div><!--
--><div class="sohprez_box_story"><div class="sohprez_box_storytext">
« [color=#DAA520][b]Pour finir, je dirais que la famille est une chose vraiment fantastique. C’est un trésor à chérir de tout son cœur, et il faut prendre soin de chaque membre qui la compose de façon égale et attentionnée. Moi ma famille, je l’adore, et c’est à mon avis la meilleure famille du monde.[/b][/color]
—[color=#B8860B][b]Merci Thalie, c’était un très bel exposé, tu peux aller te rasseoir. Qui veut passer devant la classe à présent ?[/b][/color] »

En temps normal, tu n’aurais jamais hésité à lever la main, ou les deux, voire même à te lever de ta chaise et agiter le bras sous le nez de la maîtresse afin d’être sûre de capter son attention. Après tout, tu adorais ta famille, et te serais fait une joie de montrer à cette vantarde de Thalie (à tous les coups sa mère lui avait écrit tout son exposé d’ailleurs) qui avait vraiment la meilleure famille du monde. Seulement voilà, les choses n’étaient plus normales à présent.

À six ans Rhéa, tu venais de découvrir que ta famille, c’est pas vraiment comme dans les Barbapapas. Bon, déjà ton père n’était pas un gros pâté de pâte à modeler rose. Même si ça aurait été trop drôle. Mais surtout, le paternel n’était pas aussi sympa que le gros pâté rose du dessin animé. Loin de là.
Violent dans ses gestes comme dans ses paroles, Papa avait ruiné à lui tout seul l’image que tu t’étais faite de lui. Bien que ce trait de caractère ne date pas d’hier, tu ne t’en n’étais pas rendu compte, de part ton jeune âge mais aussi de part le fait que l’homme n’était pas le père le plus présent qui soit. Tu avais donc beaucoup idéalisé le daron. Et à six ans, même quand on est une petite fille pleine de vie comme toi Rhéa, ben ça fait toujours un sacré choc de se rendre compte que ce père tant rêvé n’était en fin de compte qu’un pauvre con.

C’est pour cette raison que ce jour là, tu te fis toute petite lors des exposés, afin de ne pas avoir à passer devant tout le monde. Ta famille, tu l’aimais, mais tu n’assumais pas non plus de déballer le linge sale devant cette classe d’inconnus.

[center]×××[/center]

Tu cours partout, comme une petite folle, bousculant les idiots (aka : Vénus) qui se mettaient sur ton passage. Tu vires à droite, bifurque au coin du fauteuil de Papa -heureusement vide- tout en imitant le bruit d’un moteur de voiture en crachotant. Au loin, tu vois Orion. Orion c’est un garçon, donc à coup sûr il voudra venir jouer aux voitures avec toi. Tu fonces vers lui à toute berzingue et t’arrête in extremis avant de le percuter en lâchant un [i]« gniiiiiiiih »[/i] se voulant fidèle au bruit d’une formule 1 qui freine.

[i]« Ça te dit de faire un tour sur une vraie bécane ? C’est pas d’la merde ce moteur,[/i] fais-tu en répétant mot pour mot une réplique sortie tout droit d’un film qui sentait bon l’huile de moteur et le cambouis. »

C’est décidé, plus tard tu feras voiture de course.

[center]×××[/center]

Le silence est omniprésent. Pas un bruit, mis à part les reniflements de la fratrie et les grognements de la petite dernière, ne vient interrompre cet instant. La mise en terre du cercueil de Maman est bientôt terminée. À sept ans, tu te demandes comment ferait son esprit pour rejoindre les Enfers. Tu avais appris à l’école que les Enfers étaient le lieu où les âmes des défunts finissaient. Hadès allait-il venir après l’enterrement pour ouvrir le cercueil et sortir l’âme du corps avec un pied de biche spécialisé ? Ou Maman allait-elle sortir toute seule de sa propre enveloppe charnelle et se mettre à creuser comme une taupe pour rejoindre les mondes souterrains ? Tu imagines bien ta mère faire ça tiens.
Elle était gentille Maman. C’était vraiment quelqu’un de bien. Seulement, et même si tu n’en as pas encore conscience, tu le sais au fond de ton cœur Rhéa, tu n’as jamais reçu autant d’attention que nécessaire de la part de ta mère. Cette dernière n’était cependant pas à blâmer. Débordée et épuisée, aussi bien physiquement que mentalement, il était compréhensible qu’elle ne puisse pas toujours être là pour tous ses enfants chaque fois qu’il le fallait.

Wendy se remet à pleurer dans les bras d’Orion. C’est marrant les bébés, tu penses, c’est tout petit mais ça fait plein de bruit, et ça ressemble un peu à un petit gigot. Surtout que Wendy, on dirait qu’elle a une paire de fesses en double, c’est trop drôle.
Jamais tu n’as reproché à ta petite sœur la mort de ta mère -pourtant morte à l’accouchement de cette dernière. Tu ne l’as reproché à personne d’ailleurs, pas même à ton père, dont la violence devait en être en partie responsable malgré tout.

C’était la faute de personne, c’était juste comme ça, et c’était tout.

[center]×××[/center]

C’est maintenant qu’une drôle de routine s’installe chez les Firewind. Papa se lève tard, donne des ordres à tout le monde pour le reste de la journée, et part picoler au bar jusqu’à pas d’heure. Orion s’occupe de Wendy, avec l’aide de Vénus, tout en jonglant avec l’école et l’entraînement intense que Papa le force à suivre. Et il y arrive à jongler entre tout ça. C’est une des nombreuses raisons pour lesquelles tu voyais, vois et verras toujours ton grand frère comme un putain de super héro capable de tout faire.

En tant que « femmes » (à comprendre dans ce contexte ci : être humain doté d’organes génitaux féminins, car à sept et neuf ans, ben on est pas trop une femme encore) Vénus et toi êtes cantonnées aux tâches ménagères : lessive, cuisine, ménage… Malgré tout, vous arrivez toujours à vous amuser en faisant le travail ingrat. Pour laver le sol par exemple, vous attachez des brosses à récurer sous vos chaussons et faites des marathons dans la maison. Pour la vaisselle, le lavabo devient une vraie piscine miniature dans laquelle vous trempez aussi bien les couverts que vos jouets, voire même Wendy quand il faut lui donner un bain. Quant à la lessive, j’ai la flemme de trouver quel genre de stratagème ingénieusement absurde vous trouvez pour rendre la tâche plus amusante, mais que les dieux m’en soient témoins, vous n’êtes pas à court d’idées.

À bien y réfléchir, cette période est plutôt calme pour toi. Certes, la fratrie a beaucoup de travail, et c’est difficile de tout faire, mais il est né depuis déjà longtemps une grande solidarité entre vous qui te donne l’impression que tout est toujours possible. De plus, Papa passant la majeure partie de son temps autre part qu’à tes côtés, il n’est pas là pour t’engueuler toutes les deux minutes.

[center]×××[/center]

Cette fois c’est Papa qui est parti. Et cette fois, tu en veux à Orion.
Ton frère n’est pas responsable de la mort du paternel, tué dans le contexte de la guerre entre les fées et les elfes qui fait trembler toute la forêt de Sanctuary. Mais tu es fâchée contre lui car il n’est pas attristé par cette disparition. Tu as onze ans et ne comprends pas comment il est possible que ton frère ne ressente rien à la mort de votre propre père. Pire, tu le soupçonnes de s’en réjouir. Néanmoins Rhéa, tu n’en as jamais autant bavé qu’Orion vis-à-vis du paternel, alors tu ne comprends pas, et c’est plutôt normal.

Orion vend la maison. Les Firewind s’installent chez Lei Neven-truc, un ami du grand frère. Il est sympa Lei, mais apparemment, il n’est pas encore prêt psychologiquement à supporter pendant près de deux ans les trois sœurs Firewind. Entre Vénus qui le drague, Wendy qui le colle et toi qui passes ton temps à vouloir le caser avec ton frère (mettons à part le fait que tu as choqué son esprit fragile en te promenant à poil tout le temps) le pauvre vampire a du être bien soulagé quand à dix-huit ans, Orion -qui après une histoire un peu confuse pour toi s’est fait transformer en vampire par une sang-pur inconnue, il faut le préciser- parvient à dénicher une petite maison pour la fratrie.

Première déception de Mademoiselle Rhéa : Chacun a sa chambre désormais. Qu’à cela ne tienne, ça fera un bon prétexte pour lancer des missions commando pour s’infiltrer dans les chambres voisine et foutre le bordel -Tu as maintenant pour but de devenir ninja ou agent secret, c’est pas trop réalisable vu ta discrétion naturelle, mais toujours plus réalisable que de devenir voiture de course.

[center]×××[/center]

Tu as quinze ans maintenant. C’est le début de la vraie adolescence, tu viens de sortir de l’âge bête -quoiqu’on pourrait se demander si tu en es vraiment sortie. Tu as troqué ton moteur imaginaire contre un skate-board super beau, tu fais du basket et de la danse hip hop, tu te tapes pas mal d’heures de colles au lycée en raison de ton comportement parfois un peu trop explosif -d’ailleurs l’école, faut croire que c’est pas trop ton truc vu ta moyenne merdique- tu shippes ton frère avec n'importe qui et tu fais beaucoup chier ton petit monde -même si tu sais qu’ils adorent tous ça en vérité.
Bref, tout est top moumoute.

Dans tous les cas, s’il y a une chose à retenir de cette histoire, c’est bien celle-ci : quoi qu’il te soit arrivé dans ta vie, tu as toujours su garder le sourire. Evidemment, y’a eu des moments plus durs que d’autres, qui te filaient parfois le cafard, mais jamais tu ne t’es laissée abattre. Rhéa, t’es comme un culbuto : peu importe le nombre de fois que tu te ramasses (et ça arrive beaucoup, maladroite comme tu es) tu te relèves à chaque fois pour faire ou dire quelque chose de débile, mais qui te ressemble et fait parfois tellement de bien à entendre.
</div></div>
<table><tr><td><img src="http://i.imgur.com/P93jQje.png" class="sohprez_icon_présairl"></td><td><div class="sohprez_box_présairl"><div class="sohprez_text_présairl"><FONT CLASS="sohprez_infos">Prénom/Pseudo Ҩ</FONT> Kenza ❀
<FONT CLASS="sohprez_infos">Date de naissance Ҩ</FONT> 17 | 10 | 1997
<FONT CLASS="sohprez_infos">Comment es-tu arrivé.e chez nous ? Ҩ</FONT> en Tia-licoptère 
<FONT CLASS="sohprez_infos">Activité sur une échelle de 1 à 10 Ҩ</FONT> Présence : 10/10 | RP : 5/10
<FONT CLASS="sohprez_infos">Votre avis sur SoH ? Ҩ</FONT> :haaan:  :kao:  :lei2:
<FONT CLASS="sohprez_infos">Des choses à ajouter ? Ҩ</FONT> Rhéa a toujours rêvé d'être black. Soyez généreux, réalisez son rêve plz : rangez là chez les démons ♥
<FONT CLASS="sohprez_infos">Code du règlement Ҩ</FONT>[color=#000066]Ton frère[/color] range ton code !</div><div class="sohprez_box_titrepresairl" style="background: #000000;">IRL</div></div></td></tr></table></div></center>
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T.Brownie
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MessageSujet: Re: SOH | màj des fiches   Mer 1 Nov - 13:55

THOMAS-C. « LAW » PHOENIX
(( terminé ))

Code:
<center><div class="sohprez_cadre"><table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0"><!--
--><tr><td><img src="https://i.imgur.com/p0K6nb8.png" /></td></tr><!--
--><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_title_box" style="background: darkgrey;">
<div class="sohprez_title_name">THOMAS-C. « LAW » PHOENIX</div></div></td></tr><!----><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_cadreinfos"><div class="sohprez_slidebox"><div class="sohprez_slideboxt" id="sohprez_infosgen"><div class="sohprez_slidetext"><FONT CLASS="sohprez_infos">OC OU PV ? Ҩ</FONT> OC
<FONT CLASS="sohprez_infos">Noms Ҩ</FONT> Phoenix
<FONT CLASS="sohprez_infos">Prénoms Ҩ</FONT> Thomas ; Conner
<FONT CLASS="sohprez_infos">Surnoms Ҩ</FONT> Law
<FONT CLASS="sohprez_infos">Âge Ҩ</FONT> 25 ans
<FONT CLASS="sohprez_infos">Lieu de naissance Ҩ</FONT> Skyworld | SoH
<FONT CLASS="sohprez_infos">Genre Ҩ</FONT> Masculin
<FONT CLASS="sohprez_infos">Orientation Ҩ</FONT> Hétérosexuel
<FONT CLASS="sohprez_infos">Statut Ҩ</FONT> Père célibataire
<FONT CLASS="sohprez_infos">Race Ҩ</FONT> [color=#BFE0E0][b]Ange déchu[/b][/color] et [color=#D10000][b]mordu[/b][/color]
<FONT CLASS="sohprez_infos">Métier Ҩ</FONT> Lieutenant de police

<FONT CLASS="sohprez_infos">Affilié Ҩ</FONT> Alpha, un doberman télépathe.

<FONT CLASS="sohprez_infos">Featuring Ҩ</FONT> Cain [i](Starfighters)[/i] | Kyoya Hibari [i](KHR !!)[/i] | IRL — Ian Somerhalder
</div></div><div class="sohprez_slide"><div class="sohprez_slideboxt"><div class="sohprez_slidetext"><FONT CLASS="sohprez_infos">ESPÉRANCE DE VIE ACCRUE Ҩ</FONT> La transformation en vampire lui a donné une espérance de vie bien plus longue que celle d'un ange lambda. Pour le meilleur ou pour le pire.

<FONT CLASS="sohprez_infos">ARMÉ D'UN DESERT EAGLE Ҩ</FONT> pistolet automatique ; calibre .44 Magnum

<FONT CLASS="sohprez_infos">DISSIMULATION DE LA PRÉSENCE Ҩ</FONT> Capacité de faire oublier sa présence à toutes les personnes présentes dans un rayon de 15 mètres ; Pouvoir qui nécessite énormément de concentration, donc pas toujours utilisé ; Les effets s'estompent au bout de 30 minutes.

<FONT CLASS="sohprez_infos">SYNESTHÉSIE Ҩ</FONT> Capacité de lier les cinq sens entre eux ; permet d’optimiser certaines facultés physiques comme la vitesse, la perception et l’équilibre, mais rend aussi plus vulnérable aux chocs. Contrecoup : affaiblissement progressif des sens si utilisé trop intensément d’un coup.
</div></div><div class="sohprez_pouvoirbox" style="background: darkgrey;"><div id="sohprez_ttpouv" class="sohprez_title_name">pouvoirs</div></div></div></div><img src="http://i.imgur.com/WYjVf8i.png" id="sohprez_ava"></div></td></tr><!--

--><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_caraphys-cadre"><div class="sohprez_cara-liste"><div><!--
--><span class="sohprez_cara-titre" style="background: darkgrey;">Caractère</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">nonchalant</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">jamais sérieux</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">cynique</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">impulsif</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">déteste les règles</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">rongé par la culpabilité</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">sans pitié en colère</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">sans filtre</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">vif d'esprit</span></div></div><!--
--><div class="sohprez_cara-texte">Un sourire en coin, un éclat de malice au creux de l’œil, une démarche assurée et les mains dans les poches. Il est plutôt aisé de lire son humeur dans son attitude, Thomas n’est pas du genre à se cacher après tout. Faire des chichis et s’embêter à feindre telle ou telle attitude pour plaire aux autres, c’est tout sauf lui. Il vous trouve insupportable, il ne se fera pas prier pour vous le faire remarquer plus ou moins subtilement. Et n’espérez même pas qu’il se force à jouer les hypocrites avec vous. Au travail encore, professionnalisme oblige, mais en dehors du commissariat, quand il n’est plus le lieutenant Phoenix… Au contraire, s’il vous apprécie, vous le saurez aussi. Thomas est un type attentionné, qui préfère profiter des petites choses du quotidien plutôt que d’un grand événement qui n’arrive que tous les dix ans. Il est du genre à lancer pas mal de piques à ceux qu’il porte dans son cœur, et à leur faire des cadeaux juste après. Il suffit de le voir avec sa fille, c’est probablement le meilleur des exemples.

Mais de manière générale, Law est une personne agréable. Toujours enclin à déconner, il taquine tout le monde, ceux qu’il aime, et ceux qu’il n’aime pas -mais pas pour les mêmes raison. Il s’attache facilement aux autres et ferait tout (ou presque) pour ses proches.
Nonchalant et je-m’en-foutiste sur les bords, on aurait tendance à le prendre pour un mec encore immature, pas vraiment sérieux. Dans un sens, c’est assez vrai car l’ange déchu est de ces hommes qui n’ont pas complètement étouffé l’enfant en eux. Mais Law est aussi un adulte, sur qui on peut compter et qui sait mesurer les conséquences de ses actes. Il a appris les leçons que la vie lui a inculqué à coups de crosse de revolver, et il n’est pas prêt de les oublier. Qu’on ne se méprenne pas, il se passe beaucoup de choses sous son crâne, même si ça ne se voit pas sur sa figure.
Un mec agréable oui. Pas con, cultivé, mais qui ne se prend pas au sérieux. Ceci dit son humour particulièrement sarcastique peut en faire irriter certains ; c’est un peu le but. Il fait l’imbécile, mais il sait cependant garder son sang-froid dans les situations les plus critiques.
Enfin presque toutes.

Car il faut savoir que si Thomas a un bon fond, il n’est pas tombé en déchéance pour rien. Son cœur referme des aspects plus sombres. La violence, la colère. Il sait très largement se maîtriser en temps normal, tant qu’on ne touche pas à ce qui lui importe le plus. Mais si vous commettez la folie de  blesser sa fille, sa famille, ses amis, alors ne vous étonnez pas si la dernière chose que vous voyez de votre vie soit son regard empreint de la colère la plus froide, et que la dernière sensation que vous ressentiez soit la douleur du chargeur qu’il a vidé dans vos tripes, et la chaleur de votre sang qui se répand sur le sol. Thomas a un bon fond, c’est indéniable. Mais ne jamais dépasser les bornes avec lui. Jamais.
[i]On ne touche pas à ce qui est précieux sans en subir les conséquences.[/i]</div><!--
--><div class="sohprez_phys-liste" style="background: darkgrey;"><div><!--
--><span class="sohprez_phys-titre" style="background: darkgrey;">Physique</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">1m90</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">85 kg</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">yeux noirs</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">cheveux noirs</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">teint clair</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">athlétique</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">air nonchalant</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">piercings</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">cicatrices éparses</span></div></div><!--
--><div class="sohprez_phys-texte">Thomas fait partie de cette catégorie particulière chez les êtres humains que l’on appelle les BG.
Du haut de son mètre quatre-vingt dix, quelques fois encore agrandi par des chaussures à semelles épaisses types « Creepers » ou « Doc Marteen’s », l’ange déchu jouit de cet incroyable avantage qu’est la possibilité de se servir des autres comme d’un accoudoir. Et il est vrai qu’il ne se prive jamais de se reposer en s’appuyant sur quelqu’un, utilisant le proverbe « on a toujours besoin de plus petit que soi » comme excuse universelle.
Large d’épaule et parfaitement sculpté, son corps est le stéréotype ambulant du gars sportif aux muscles bien développés sans pour autant ressembler à un bodybuilder. En clair, il est vachement bien foutu.

Toujours entre deux âges, les traits de son visage sont ceux d’un homme ayant dépassé la vingtaine, mais qui garde un je-ne-sais-quoi d’enfantin, peut-être en raison de ces petites fossettes qui se creusent dans ses joues lorsqu’il sourit. La barbe ne lui allant pas très bien, il se rase assez régulièrement.
Ses épais cheveux noirs et brillants sont parfaitement impossibles à coiffer, et rebiquent toujours de ça et de là, tout en lui tombant régulièrement devant les yeux. De temps en temps, il se teint quelques mèches, en souvenir de la crête bleue qu’il s’était faite à quatorze ans. À son oreille gauche pend un écarteur noir d’un diamètre d’un cm, tandis que l’oreille droite est percée de trois piercings au niveau du cartilage. Dans sa jeunesse, il avait envisagé de se percer également l’arcade sourcilière et la lèvre, mais après quelques péripéties contées prochainement, ce sont de petites cicatrices blanches qui ont remplacé les piercings.

Des cicatrices, Law en a un peu partout sur le corps. Certaines sont si fine qu’on ne les voit que de très près, d’autres sont plus remarquables. Leurs origines variées sont les témoignages de la vie mouvementé du jeune homme : coup de poignard le long de la hanche droite, accident de tournevis au niveau de l’avant bras gauche, représailles d’une ex aux ongles bien trop longs dans le cou, et j’en passe.
Question fringues, Thomas fait au plus simple et ne s’habille qu’avec des vêtements commodes et agréables à porter. En revanche, il garde un certains sens du style et ses fringues sont toujours classes, dans un style un peu passe-partout. De toute façon, entre son blouson de cuir qu’il quitte rarement, ses piercings, son écarteur, et les quelques bijoux qu’il porte au cou et/ou aux poignets, il n’a pas besoin d’avoir en plus des fringues excentriques pour sortir du lot.

Mais plus que tout cela, le plus marquant chez lui, ce sont ses yeux. Original, oui.
Aussi noirs que sa chevelure, ils illustrent parfaitement l’adage « les yeux sont une fenêtre sur l’âme ». Car sous cette vitalité qui pétille dans les iris sombres de l’ange déchu se cachent aussi des airs plus ténébreux reflétant certains de ses plus sombres traits de caractère.
</div></div></td></tr></table>
<div class="sohprez_box_storytitle" style="background: darkgrey;"><div class="sohprez_title_name" id="sohprez_titre_story">Histoire</div></div><!--
--><div class="sohprez_box_story"><div class="sohprez_box_storytext">

[right][b][u]1997 ▬ Nouvelle-Orléans.[/u][/b][/right]
[i][strike]Cher journal[/strike] Sale Journal qui pue,[/i]

Je m’appelle Thomas et j’ai sept ans.
Déjà je vais mettre les choses au clair, t’es pas un journal intime. C’est un truc de fille de tenir un journal intime et je suis pas une gonzesse, ok ? Surtout que j’ai même pas besoin d’écrire une connerie pareille, je vais très bien sans ça. Si je le fais, c’est juste parce que le conseiller de maman le lui a dit. Il parait qu’avec ça, j’arrêterais de faire des conneries tout le temps comme ils disent. Du coup, Maman nous a forcé Stelian et moi à prendre des carnets et écrire des âneries dessus, comme ça on sera moins chiants. Même si je sais qu’elle le pense fort, c’est pas Maman qui nous traite de chiants, c’est Andrew. Mais Andrew c’est rien qu’un con. Il a beau être mon frère, je le déteste.

J’ai vu le carnet de Stelian. Pour l’instant il a juste dessiné Maman avec des flammes qui lui sortent des fesses, et il a gribouillé toute une page avec mon feutre bleu. Lui c’est sûr qu’il s’en fout de son journal. Moi je vais pas faire comme lui. Je vais le tenir jusqu’au bout, d’abord pour être tranquille avec Maman (elle vient d’engueuler Stelian à cause de son gribouillage -je crois qu’elle s’est pas reconnue sur le dessin) mais aussi pour pouvoir faire un livre de ma vie quand je serai grand, riche et célèbre.

En plus Erin veut le lire, et j’aime bien lui faire plaisir.

[center]X X X X X X X X X[/center]

Avec Stelian et Erin, on s’est pris une sacrée raclée aujourd’hui. On voulait pas aller à l’école, alors on s’est enfuis par le trou du grillage que le concierge a pas encore réparé dans la cour de récrée. Après on est partis dans les bayous et on a joué à cache-cache, on a fait péter des pétards que Stelian avait trouvé, et on a même fait une bataille de boue dans le marais. En rentrant, on s’est fait drôlement grondé. Maman criait qu’on était dégoûtants, Papa hurlait qu’on étaient des bons à rien, et la mère d’Erin l’a traitée de fille indigne. On s’est tous pris une torgnole et on a du rester dans nos chambre sans dîner. Mais on s’en fout un peu parce qu’on s’est vraiment amusés dans le marais, et en plus, on peut se parler en glissant des petits mots sous les portes des chambres, donc c’est pas trop grave en fait.

[right][b][u]2011 ▬ Nouvelle-Orléans.[/u][/b][/right]

[i]Sale bout de papier,[/i]

J’écris ça des fois qu’on te lise dans mon dos un de ces jours et qu’on réponde enfin à la question que je me pose depuis une semaine environ. Pourquoi, quand on se fait jeter par la personne qu’on aime, on appelle ça [i]« se prendre un râteau »[/i] ? Elle vient d’où cette expression à la con ? J’ai demandé à Jonathan et Amanda, mais ils en savent rien non plus. À quoi ça sert d’aller à Harvard si on peux pas répondre aux questions de son petit frère, hein ?

Non parce que, j’ai beau chercher, le râteau je l’ai pas trouvé.
Lundi dernier j’ai dit à Erin que j’étais [u]peut-être[/u] amoureux d’elle depuis trois ans environ. Elle m’a donné un coup de poing cette enfoirée. Mais en ce qui concerne le râteau : nada.
[i]C’est con les expression non ?[/i]


[right][b][u]2005 ▬ Nouvelle-Orléans.[/u][/b][/right]

[i]Sale Journal,[/i]

Sur la vie de ma mère, si je trouve le petit enfoiré qui nous a dénoncé au dirlo ce matin, je lui fais couper la teub’ pour la faire bouffer au clebs du concierge du lycée.
Ok Stel’ a plongé la tête de Norman Weiss dans les chiottes pendant la pause. Ok, je l’ai aidé pendant qu’Erin faisait le guet. N’empêche que si ce p’tit con de Weiss avait pas essayé de la tripoter comme il l’a fait, il se serait jamais retrouvé la tête la première dans la cuvette.
Erin, c’est pas ma meuf, c’est pas ma sœur, c’est même pas ma cousine. Mais si quelqu’un lui fait du mal, il a intérêt à courir vite car avec Stelian on lui tombera dessus à deux.
C'est pas parce que je ne suis plus amoureux d'elle que je dois la laisser se faire emmerder par ces bouffons.

[center]X X X X X X X X X[/center]

Aujourd’hui des potes de Weiss nous ont tendu un piège à la sortie. Ils étaient au moins sept, on étaient que trois. Des lâches, des grosses baltringues, y’a rien a dire de plus sur eux. En tout cas, même si Stelian a un œil au beurre noir, qu’Erin a une lèvre fendue, et que je dois me faire recoudre l’arcade sourcilière, on leur a mis une sacrée branlée ! Je sens qu’on est partis pour avoir une bonne réputation au lycée avec ça, on sera plutôt tranquilles au moins. Bon après, entre nos gueules de lendemain de manif’ et les 15h de colle qu’on nous a mis à cause de la baston, j’ai franchement pas envie de rentrer à la maison. Ça va gueuler sévère, et si je me retrouve pas avec une trace de baffe supplémentaire sur la tronche, ça sera un miracle… Et pour le coup je crois que les trois 18/20 que j’ai eu aujourd’hui n’y changeront rien. Fait chier.

[center]X X X X X X X X X[/center]

Ce matin, Andrew est parti à l’université. Comme Jonathan et Amanda, il est allé à Cambridge pour faire ses études à Harvard, parce qu’évidemment, tous les enfants de la famille Phoenix se doivent de faire de grandes études pour ne pas faire honte aux anciens. Sauf que je suis pas comme mes frères et ma sœur, et Stelian non plus. Les anciens, ils sont morts, alors on s’en tape, et Harvard, on s’en tape aussi. Je sais pas ce que je veux faire plus tard, mais si une chose est sûre, c’est que je ne veux surtout pas finir comme tous les Phoenix ont fini avant.
On n’est pas que des petits soldats fabriqués à la chaîne avec un but tout tracé, merde ! Je vois pas l’intérêt de mener une vie que j’ai pas choisie. Si Jon, Amy et Andrew n’y voient pas de problème, ça les regarde, mais il est hors de question que Papa et Maman décident à ma place.
[i]Sinon, l’avantage, c’est qu’on a plus ce cafard d’Andrew sur le dos à la maison, ça fait des vacances.[/i]

[center]X X X X X X X X X[/center]

Erin a un copain. Elle nous l’a présenté mercredi dernier.
Il s’appelle Jared et il a deux ans de plus que nous. À première vue, j’ai cru que c’était une vanne. Surdoué (il étudie le droit dans la fac la plus prestigieuse du coin à seulement dix-sept ans), pas super baraqué, et toujours fringué comme un gars de la haute… plus propre sur-lui, y’a pas.
Je me suis demandé ce qu’elle pouvait trouver à un mec qui pue autant le pognon et les bonnes mœurs.

J’ai du revoir mon jugement. Il se trouve que Jared est un dealer et qu’il supervise le trafic de drogue de tout le quartier. Il fait partie d’un réseau lui même relié aux activités d’un groupe mafieux qui s’est installé en Louisiane y’a quelques années.

Il nous a proposé d’en faire partie aussi. Stelian a accepté. Moi aussi.

[right][b][u]2007 ▬ Aux alentours de Lafayette ; Manoir Barrow.[/u][/b][/right]

[i]Yo,[/i]

Ça fait un moment maintenant que j’ai rien écrit. Alors je vais faire un résumé de ces derniers mois.

D’abord, faut croire que Jared, Stelian et moi on se débrouille bien pour dealer parce que très peu de temps après, on a été contactés par des mecs du clan Barrow -les mafieux qui sont tout en haut du réseau. On nous a fait monter les échelons, un truc de fou. Maintenant, Jared est le bras droit d’un des hauts placés du clan, et Stel’ et moi, on sert d’hommes de main au Big Boss. Rien que ça. Erin elle, elle doit s’occuper de missions de reconnaissances, d’infiltrations, de trucs comme ça.
On s’est tous barrés de nos chez nous. On a déménagé au QG du clan, un grand manoir super canon perdu dans les bayous autours de la ville de Lafayette.
J’vais pas mentir, j’me suis jamais senti aussi bien. Ici, personne ne nous fout la pression, on fait ce qu’on veut, on dit ce qu’on veut, et on nous fout la paix. Pas de « tu feras médecin, fils ». Seulement des « c’est toi qui voit fiston ». Et c’est super délivrant.
Un autre point positif : depuis déjà cinq mois, je sors avec Angie. La fille du Big Boss. Il s’en fout qu’on sorte ensemble ; il m’a même dit une fois que m’avoir comme gendre ne lui déplairait pas tant.
Angie c’est une vraie bombe. Elle est belle, elle est marrante, et je pourrais continuer à lui trouver des qualités pendants des heures encore, sauf que je les écrirais pas parce que je l’ai déjà dit, [u]ceci n’est pas un journal intime.[/u] [i]Bref[/i].

Je devrais peut-être pas écrire ça, c’est un peu trop compromettant. Mais je vois pas qui pourrais trouver ou lire ce journal, à part Erin qui est la seule à savoir où je le cache. Donc voilà, il y a quand même quelque chose qui me tracasse…
Je vais être honnête, travailler comme homme de main pour le chef Barrow, ça arrange pas le casier judiciaire. J’ai fait des trucs qui me vaudraient un aller simple pour la taule. Stelian, je crois que c’est carrément l’injection létale qui l’attend si on le retrouve.
J’ai pas peur qu’on me trouve. À vrai dire, ça risque pas d’arriver ; tant qu’on est loyaux aux Barrows, notre protection est toute assurée, et je ne les trahirai pas même sous la torture. Les Barrows, c’est ma nouvelle famille. Celle-là je la laisse pas tomber, elle en vaut la peine.

Ce qui me tracasse, c’est autre chose. Ce sont les plumes. Les plumes qui tombent.
Ça fait un bail que je sais que les Phoenix sont pas humains. Je connais plus ou moins les détails de [i]« Sanctuary of Heart»[/i] et tout ça car notre mère nous en parlait souvent quand on étaient mômes. Et je sais que notre famille biologique est une famille d’anges de sang-pur.
C’est pourquoi je me demande : [i]est-ce que c’est normal que nos plumes tombent, à Stelian et moi ? Est-ce que ça veut dire qu’on ne volera plus jamais ?[/i]
Pas que ça me terrorise, ange ou pas, je suis décidé à vivre comme un humain parmi les humains de toute façon. Mais ça reste une question sans réponse pour le moment, et les questions sans réponses, [i]ça me fait chier[/i].

[center]X X X X X X X X X[/center]

[i]C’est la merde.[/i]
Angie est enceinte. Enceinte putain ! Genre, y’a un bébé dans son bide, et tout !
Elle veut rien y faire. Pas d’avortement, rien, que dalle ! Je sais pas si c’est elle ou si ses vieux lui foutent la pression avec leur religion à la con, mais une chose est sûre, je avoir un bébé à dix-sept ans bordel de merde. S’il y a une chose que j’avais pas prévu, c’est bien celle-là.

[right][b][u]2009 ▬ Manoir Barrow.[/u][/b][/right]

[font=Times New Roman][i]Cher Journal de Thomas, (ici Erin)[/i]

Ça m’étonnait qu’il n’ai pas encore brûlé ce carnet comme Stelian l’avait fait il y a au moins dix ans. Maintenant je sais plus ou moins pourquoi.

[i]« En plus Erin veut le lire, et j’aime bien lui faire plaisir. »[/i]
Il est trop mignon. Mais qu’est-ce qu’il est con. C’était pas la peine.

J’ai retrouvé le carnet en cherchant un truc dans sa chambre l’autre soir. Puisque j’ai rien à faire tout de suite, je vais raconter ce qu’il s’est passé depuis la dernière fois que Thomas a écrit quelque chose dedans…

Depuis la naissance de Keira, sa fille, Thomas  a changé. Je ne sais pas s’il s’en rend compte, mais moi je l’ai remarqué. Il a murit, il s’est assagi. Et, chose étonnante, il passe beaucoup de temps avec la petite.
Je crois qu’il a peur d’être un mauvais père. La semaine dernière, après l’anniversaire de Jared, il était un peu torché et je l’ai entendu grommeler à Angelica « Si elle me hait comme j’ai haïs mon père… ». Ça le travaille. C’est qu’il s’y est attaché à sa gosse. Et ça se comprend, elle est géniale. C’est une petite brune, qui a les yeux noisettes de sa mère. Aujourd’hui, elle a seulement deux ans, mais elle est déjà précoce, ça se voit. Plus tard, elle sera un vrai petit génie, j’en met ma main à couper. Franchement, on se demande de qui elle tient ça parce qu’entre Thomas qui fait le con tout le temps et Angie qui est conne naturellement [i](no offense Thomas, mais tu sais depuis longtemps ce que je pense d’elle)[/i]…
Bref.

Angelica ne s’est jamais occupée de sa fille. D’un côté je la comprend, elle en voulait pas et était persuadée qu’il lui suffirait de la mettre en foyer après l’accouchement pour que tout soit réglé. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il décide d’assumer son rôle de père. Personne ne s’y attendait, pas même lui j’en suis sûre.
Néanmoins, depuis la naissance de Keira, c’est à peine si elle l’a embrassé ne serait-ce qu’une fois. C’est simple, j’ai l’impression d’être la seule à aider Thomas à s’occuper de la petite. Ça me paraissait normal jusqu’au jour où Keira m’a appelé « Maman ». Ça m’a fait un choc, je me suis rendue compte que c’était pas normal justement.
Les choses changent en ce moment, et j’ai l’impression d’être la seule à le voir.[/font]

▬ [i]« Il est trop mignon. Mais qu’est-ce qu’il est con. »[/i] > Le con t’emmerde Princesse.

[font=Times New Roman]▬ Ta gueule, Princesse toi-même.[/font]

[center]X X X X X X X X X[/center]

[font=Times New Roman][i]J’ai rompu avec Jared.[/i]
Sa jalousie maladive commençait sérieusement à me casser les couilles. C’est pas parce que je reste beaucoup avec Keira que ça veut forcément dire que je le trompe avec Thomas, putain.
Jared est vraiment trop con.

Ça fait un moment qu’on n’a plus vu Stelian dans le coin. Depuis la naissance de la petite, il enchaîne les missions solos et passe tout son temps libre autre part qu’avec nous -j’imagine qu’il préfère la compagnie d’une nana différente chaque nuit plutôt que celle de Thomas, Keira et moi. Le baby-sitting ça a jamais été son truc. Mais bon, il fait ce qu’il veut, je suis pas sa mère.
Notre éternel trio commence à manquer. Je sais pas si je me fais vieille et nostalgique avant l’âge, mais ça me mine un peu.

Au passage, Thomas m’a refilé le carnet, il s’en sert plus.[/font]

[right][u][b]2011 ▬ Manoir Barrow (cave).[/b][/u][/right]

[font=Times New Roman]Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête. Que ça s’arrête.

ARRÊTEZ ÇA PUTAIN.



Je n’entends plus rien. C’est le silence complet. C’est encore pire que les coups de feu de tout à l’heure. J’en peux plus. Faut que je sorte de là, merde.

Ils trouvaient tous que Thomas devenait une lopette. Ils pensaient tous que c’était à cause de Keira qu’il commençait à décrocher du boulot. Ils avaient en partie raison, mais ils ont fait les cons.
Ils ont enlevé la petite. Ils l’ont trimballé de sa chambre jusqu’au sous-sol, avec pour but de la faire voyager gratis jusqu’au Mexique, sans que personne n’en sache rien. Sauf que je les ai vu, et ils m’ont embarquée aussi. Trop proche de Thomas, trop susceptible de balancer. Je peux rien faire pour le moment, encore moins avec Keira sur les bras. Mais dès qu’on nous fait sortir de cette cave de merde, j’agis. [i]À ma façon.[/i]

[/font]
[center]X X X X X X X X X[/center]
[font=Times New Roman]

[i]Il les a tous tué. [/i]
Mr. Barrow, Angelica, Jared, les hommes de main…
Thomas a tué tous ceux qui ont pris part au kidnapping. Je l’ai rarement vu autant en pétard. Thomas c’est un type plutôt cool en général, mais quand il pète une durite comme aujourd’hui, il se laisse envahir par la colère et il écrase tout ce qui le gêne. Il faut jamais toucher à ce qui lui tient à cœur, tout le monde sait ça, mais merde, quand même….
Il me fait peur dans ces moments là, car je me demande toujours [i]« comment peut-il redevenir normal après ça ? »[/i]

D’habitude quand je le traite de con, je vanne car je sais qu’il a du plomb dans le crâne, mais pour une fois qu’il avait l’occasion de montrer qu’il n’est pas si bête, il a foiré.
QU’EST-CE QU’ON EST SUPPOSES FAIRE MAINTENANT, ABRUTI ?!
Le reste du clan va nous tomber dessus si on reste, c’est sûr. Il faut qu’on se casse, quelque part, n’importe où.

T’es vraiment le pire des crétins, Thomas. Utiliser ta tête, ça nous aurait évité toutes ces emmerdes. Tu voulais nous défendre, c’est honorable, mais j’ai plus quinze ans Thomas, je sais me démerder sans ton aide, ni celle de Stelian. J’aurais pu faire quelque chose une fois sortie de la cave, mais t’as pas voulu attendre et tu t’es foiré ! Et c’est certainement pas en butant les membres d’un clan mafieux que tu allais nous sortir de la merde, espèce d’abruti fini ! Sans parler de ton crétin de frère qui n’a pas levé le petit doigt !

Je crois que j’ai rarement été aussi en colère contre quelqu’un que je ne le suis contre toi en écrivant ces mots, Thomas Phoenix. Je t’ai supporté pendant vingt-et-un ans maintenant. Cette fois, ne compte pas sur moi pour te suivre. Les conneries des frères Phoenix, je commence sérieusement à en avoir ras-le-bol.

[/font]
[right][i]-Erin.[/i][/right]

[right][u][b]2015 ▬ Skyworld.[/b][/u][/right]

[font=Indie Flower][i]Cher Journal de Papa,[/i]

Je savais pas que Papa avait tenu un journal presque intime. Je me serais bien foutue de sa gueule à ce propos si j’avais pas vu qu’Erin avait écrit dedans.
Avec Erin, il faut pas plaisanter. Papa s’en veut encore pour ça. Terriblement.

Après nos séparations précipitées, il était au fond du gouffre. On aurait dit un fantôme.
Faut dire qu’on s’attendait pas à ce qu’Erin nous pousse dans le portail quand celui-ci s’est matérialisé. Tu parles d’une surprise.
L’avantage, c’est qu’on s’adapte vite chez les Phoenix, c’est une de nos rares qualités. Et tomber dans un monde de magie et de dieux d’un coup, comme ça, c’est pas une épreuve insurmontable.
Ça va faire quatre qu’on vit à Skyworld. Papa est passé de mafieux à chasseur de primes, puis de chasseur de primes à policier. Maintenant il est lieutenant. Il a beaucoup de travail donc on se voit moins qu’avant, mais c’est pas tant un problème.
Je sais pas vraiment pourquoi il a retourné sa veste comme ça et s’est tourné vers les forces de l’ordres plutôt que les forces du mal. Il en parle jamais en fait. Mais j’imagine qu’il veut faire amende honorable, ou quelque chose comme ça. Au fond c’est facile de le comprendre quand on vit avec lui depuis huit ans.

Quand j’ai retrouvé le journal ce matin, j’ai hésité à le lui montrer. Finalement je l’ai fait, mais il n’a pas eut l’air si touché que ça. Ou alors il cache mieux ses émotions que je ne le pense. Après tout ce vieux carnet, c’est la preuve qu’on ne sait pas ce que sont devenus Erin et oncle Stelian, et ça fait toujours mal. Quand on s’est fait attraper par ce foutu portail, Erin a préféré rester sur Terre plutôt que de nous suivre. Et oncle Stelian, on a perdu sa trace pendant la fusillade il y a quatre ans. Même moi ça me fait un peu mal, alors Papa, j’imagine pas. Je sais que si ça ne tenait qu’à lui, il aurait saisit la première occasion pour retourner sur Terre et chercher Stelian et Erin. Mais il a choisit de rester pour moi, pour que j’ai une enfance à peu près normale. Je vais tout faire pour qu’il n’ait pas à regretter cette décision. Juré craché. Et quand je serais grande, on ira les chercher tous les deux.

Je vais garder le carnet dans mes affaires. Papa me l’a donné. C’est un des rares souvenirs qu’on a de notre ancienne vie, et même si ça rappelle des mauvaises choses, ça reste précieux. J’ai que huit ans, mais ça m’empêche de me rendre compte d’un truc aussi évident.

J’en profite, puisque je le lui dis rarement, pour dire que Papa, c’est un chouette papa quand même. Il fait de son mieux pour s’occuper de moi, même avec ses horaires nuls, même s’il est pas toujours doué, et même si les voisines du dessus trouvent ça louche un homme de vingt-cinq ans père d’une fille de huit ans. Sérieux, les vieilles du cinquième étages, de vraies commères, encore pire que les grandes du collèges.
Je sais que c'est quelqu'un de fort, et pas que dans les muscles. Quand il s'est fait mordre par un vampire il y a un an, il a vraiment pris sur lui pour s'adapter à son nouveau mode de vie sans que ça [i]ne perturbe trop[/i] le mien. J'aurais bien aimé lui dire que c'était pas la peine de tout supporter tout seul, mais bon, il m'écoute jamais. D'ailleurs, même si j'ai ma petite idée sur les circonstances de ma transformation, il ne m'en a toujours pas parlé concrètement. Mais ça viendra forcément un jour, je le sais, donc j'insiste pas pour savoir...
Le seul vrai problème avec Papa, c’est qu’en dehors des pâtes, des steaks frites et des pancakes, il cuisine comme une savate. On commande au traiteur presque tous les soirs, ça devient grave…
 
Sur ce le journal, je dois te laisser. Il faut que j’aille réveiller Papa qui pionce encore alors que la nouvelle baby-sitter arrive dans quinze minutes. Ça serait con qu’il tombe sur elle en caleçon avec sa sale du tête du matin ; avoue qu’on a fait mieux comme première impression…

[/font]
[right]-Keira.[/right]

[font=Indie Flower]

[b]PS :[/b] Papa, sache que si jamais tu lis ça je tiens à préciser que [u]ce n’est pas devenu mon journal intime[/u], c’est pigé ? J’ai pas besoin d’écrire tous mes petits problèmes dans cette merde.[/font]
</div></div>
<table><tr><td><img src="https://i.imgur.com/5B0y8rC.png" class="sohprez_icon_présairl"></td><td><div class="sohprez_box_présairl"><div class="sohprez_text_présairl"><FONT CLASS="sohprez_infos">Prénom/Pseudo Ҩ</FONT> Kenza ❀ (T.Brownie)
<FONT CLASS="sohprez_infos">Date de naissance Ҩ</FONT> 17 | 10 | 1997
<FONT CLASS="sohprez_infos">Comment es-tu arrivé.e chez nous ? Ҩ</FONT> J'ai suivi un truc bizarre qui marchait pas droit, et je suis tombée dans le monde de SoH à sa suite (jotem Bae)
<FONT CLASS="sohprez_infos">Activité sur une échelle de 1 à 10 Ҩ</FONT> Présence : 10/10 | RP : 5/10
<FONT CLASS="sohprez_infos">Votre avis sur SoH ? Ҩ</FONT> LOVLOVLOVLOV ♥
<FONT CLASS="sohprez_infos">Des choses à ajouter ? Ҩ</FONT> Je suis actuellement supposée faire mes devoirs, je sombre du côté obscur à cause de vous, vous êtes contents j'espère ?
<FONT CLASS="sohprez_infos">Code du règlement Ҩ</FONT> [color=indianred]CHECK BABE[/color]</div><div class="sohprez_box_titrepresairl" style="background: darkgrey;">IRL</div></div></td></tr></table></div></center>
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MessageSujet: Re: SOH | màj des fiches   Mer 1 Nov - 15:15

GINGER RËD TOPAZ
(( terminé ))


Code:
<center><div class="sohprez_cadre"><table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0"><!--
--><tr><td><img src="https://i.imgur.com/2j3efRH.png" /></td></tr><!--
--><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_title_box" style="background: #FFE4E1;">
<div class="sohprez_title_name">GINGER RËD TOPAZ</div></div></td></tr><!----><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_cadreinfos"><div class="sohprez_slidebox"><div class="sohprez_slideboxt" id="sohprez_infosgen"><div class="sohprez_slidetext"><FONT CLASS="sohprez_infos">Noms Ҩ</FONT> Topaz
<FONT CLASS="sohprez_infos">Prénoms Ҩ</FONT> Ginger ; Rëd
<FONT CLASS="sohprez_infos">Surnoms Ҩ</FONT> Gin'
<FONT CLASS="sohprez_infos">Âge Ҩ</FONT> 18 ans
<FONT CLASS="sohprez_infos">Lieu de naissance Ҩ</FONT> Malicorne-sur-Sarthe | France
<FONT CLASS="sohprez_infos">Genre Ҩ</FONT> Féminin
<FONT CLASS="sohprez_infos">Orientation Ҩ</FONT> Aromatique & asexuelle
<FONT CLASS="sohprez_infos">Statut Ҩ</FONT> Célibataire
<FONT CLASS="sohprez_infos">Race Ҩ</FONT> Sang-mêlée [color=#FC6A6A][b]fée[/b][/color] et [b]humaine[/b]
<FONT CLASS="sohprez_infos">Métier Ҩ</FONT> Indic' (au compte de l'informateur Elliot)

<FONT CLASS="sohprez_infos">Affilié Ҩ</FONT> Darwin, un poisson rouge.

<FONT CLASS="sohprez_infos">Featuring Ҩ</FONT> Originaux [i](Kenza ❀)[/i] | IRL — Kathryn Prescott
</div></div><div class="sohprez_slide"><div class="sohprez_slideboxt"><div class="sohprez_slidetext"><FONT CLASS="sohprez_infos">AGILITÉ & VITESSE ACCRUES Ҩ</FONT> comme toute les fées, Ginger possède une agilité et une vitesse décuplées. Dommage qu'elle soit bien trop maladroite pour que ça lui serve vraiment.

<FONT CLASS="sohprez_infos">VOL Ҩ</FONT> Elle possède une paire d'ailes semblable à celles d'une libellule dans le dos ; au repos, elles se collent contre sa peau si bien qu'on croirait à un tatouage extrêmement travaillé.

<FONT CLASS="sohprez_infos">AUTO-GUÉRISON Ҩ</FONT> Elle peut soigner n'importe quelle plaie ou blessure mineure ; uniquement quand c'est elle-même qu'il faut soigner.

<FONT CLASS="sohprez_infos">PHOSPHORESCENCE Ҩ</FONT> Si elle a emmagasiné une quantité suffisante de lumière naturelle au cours de la journée, Ginger peut briller dans le noir comme un ver luisant. Inutile, mais esthétique.
</div></div><div class="sohprez_pouvoirbox" style="background: #FFE4E1;"><div id="sohprez_ttpouv" class="sohprez_title_name">pouvoirs</div></div></div></div><img src="https://i.imgur.com/avyumpJ.png" id="sohprez_ava"></div></td></tr><!--

--><tr><td colspan="2"><div class="sohprez_caraphys-cadre"><div class="sohprez_cara-liste"><div><!--
--><span class="sohprez_cara-titre" style="background: #FFE4E1;">Caractère</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">asociale</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">cynique</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">insolente</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">nonchalante</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">paresseuse</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">teigneuse</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">grande gueule</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">égoïste</span><!--
--><span class="sohprez_cara-adj">opportuniste</span></div></div><!--
--><div class="sohprez_cara-texte">Petite, Ginger aurait raflé tous les grands prix et gagné tous les concours de mini-miss. Sa mère a d’ailleurs bien souvent hésité à l’inscrire dans ce genre de compétitions tant sa bouille d’ange avait le don de vous faire craquer. Seulement voilà, d’un ange, Ginger n’en a que l’apparence. Et encore, sachant qu’elle tire la gueule presque 24h sur 24, tout est relatif.
Son caractère n’a rien à voir avec son physique. À croire qu’elle accumule presque tous les défauts du monde. Gueularde, égoïste, flemmarde, maladroite, radine, je-m’en-foutiste, opportuniste, colérique… la liste est passablement longue !

Ginger est une handicapée de la sociabilité. Interagir avec les autres, elle sait pas faire. Ne serait-ce compatir à leurs malheurs est tâche ardue pour la petite fée car elle a du mal à concevoir que ce qui ne la blesse pas peut toujours heurter la sensibilité d’autrui. De là à dire que la brunette est sociopathe, il n’y a qu’un pas qui pourrait bien être sauté un jour.
Blasée au possible, elle est très difficilement émerveillée par quoique ce soit, et le pire, c’est qu’elle vous le fera vite savoir. Entre son air renfrogné et ses commentaires cinglants, il y a de quoi crisser des dents. C’est comme si vous aviez affaire à une enfant de dix ans en pleine crise d’adolescence avancée. Insupportable.
Pour ne pas arranger son cas, Ginger a la fâcheuse manie de l’ouvrir avant de réfléchir. Cette impulsivité l’a bien souvent fourré dans le pétrin, et malheureusement, elle tire assez peu de leçons de ses expériences, donc elle récidive beaucoup. Et de surcroît, étant particulièrement poissarde, la miss est une véritable victime de la vie ! Elle-même en vient fréquemment à se trouver totalement stupide, et quelques fois elle aimerait bien pouvoir foutre trois claques à sa spontanéité embarrassante. En parlant de stupidité, la première chose qui vient à l’esprit en avisant la fée, c’est qu’elle semble être totalement conne. Et c’est bien dommage pour elle car au fond, son intelligence n’est pas plus atrophiée que celle de la plupart des gens -elle se situe même un peu au-dessus de la moyenne. Mais Ginger est un escargot. Il lui faut du temps pour tout faire, et son délai de réaction induit souvent les autres en erreur. Elle est longue à la détente, mais pas retardée. C’est là la subtile nuance que beaucoup ne voient pas.
La jeune fille possède un sens moral et une façon de réfléchir bien à elle, et rares sont ceux qui partagent toutes ses opinions. Enfin, elle est dotée d’un humour noir particulièrement cynique qui fait gronder plus qu’il ne fait rire. Le décalage entre ce qu’elle peut dire et son visage de bébé perturbe fortement ses interlocuteurs la plupart du temps. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on la trouve facilement insupportable.

Pourtant, la jeune fille a quelques qualités. Elle a beau se trouver fréquemment dans la merde, elle a toujours l’art et la manière de réussir à s’en sortir. Souvent c’est par le biais des autres, mais le résultat est là au final. C’est aussi une bonne actrice qui arrive (parfois) à user de ses quelques charmes pour obtenir ce qu’elle souhaite (généralement, c’est pour pouvoir bouffer gratis). Cette aptitude à être manipulatrice peut-être vue comme un défaut, mais sachant qu’elle s’en sert principalement pour se défendre, on va compter ça comme une qualité, ok ?

On peut croire qu’elle n’aime personne. C’est assez vrai en grande partie. Elle-même y croit dur comme fer parfois. Mais le fait est que l’éducation (si on peut parler d’éducation à proprement parler) qu’elle reçu ne lui a pas appris à aimer autrui. Elle est même plutôt traumatisée des autres. C’est pour cela qu’elle préfère se voiler la face et se dire qu’elle est une sans-amie finie plutôt que de vous considérer comme un proche. Mais même si on a envie de baisser les bras face à une autiste pareille, il faut quand même savoir que lorsqu’elle vous aime bien, elle ne refusera pas de passer du temps avec vous.
[i]Après tout, Ginger est juste pas douée, c’est tout ![/i]</div><!--
--><div class="sohprez_phys-liste" style="background: #FFE4E1;"><div><!--
--><span class="sohprez_phys-titre" style="background: #FFE4E1;">Physique</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">1m53</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">45 kg</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">yeux noir d'encre</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">cheveux acajou/auburn</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">peau de pêche</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">plate et fluette</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">silhouette gracile</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">visage d'enfant</span><!--
--><span class="sohprez_phys-adj">air renfrogné</span></div></div><!--
--><div class="sohprez_phys-texte">D’un point de vue strictement physique, Ginger est [b]trop mignonne[/b]. Sur une échelle de dix, elle se situe à neuf et demi, ex aequo avec les chatons, les pandas roux et Thomas Brodie-Sangster.

Elle possède de longs cheveux bruns -couleur acajou, avec des reflets cerise, s’iouplait- lisses et brillants à souhait. Assez épais et résistants, ils repoussent bien trop vite à son goût, ce qui fait qu’elle les porte parfois trop longs -ils peuvent lui arriver jusqu’à la taille sans qu’elle n’y change rien, principalement par flemme d’y remédier.
Très petite pour son âge (1m53 [i]-elle tient énormément au trois derniers centimètres-[/i] pour dix-sept ans) elle a la corpulence qui va avec, ce qui lui donne des airs de gamine fluette et légère comme le vent. Elle est bien proportionnée, si l’on considère le fait que son corps soit plus celui d’une enfant de dix ans que d’une adolescente à seulement un an de la majorité française. Son petit 85A est à peine visible, surtout lorsqu’elle le dissimule sous les gros pulls de laine colorés qu’elle affectionne tant.

Ginger a littéralement un visage de poupée, avec l’expression figée et creepy en moins.
De grands yeux noirs et brillants comme deux billes d’obsidienne, des traits fins, des joues pleines, une petite bouche aux lèvres rosées et un petit nez mutin font d’elle une jeune fille exceptionnellement adorable. Sa peau de pêche toute douce semble attirer à elle les doigts des grands-mères qui prennent un vil plaisir à lui tripoter les joues jusqu’à ce que celles-ci ne deviennent toutes rouges.

[i]Adorable, mignonne, chou, belle comme un cœur, à croquer…[/i] ce sont tellement de synonymes qui semblent parfaits pour décrire la petite fée. Mais qui semblent seulement. Car si certaines personnes parviennent à mettre en avant leur physique avantageux pour dissimuler un caractère plus mesquin, chez Ginger, c’est tout l’inverse. Et quand le caractère est à chier, l’aura générale du personnage en prend un sacré coup…
</div></div></td></tr></table>
<div class="sohprez_box_storytitle" style="background: #FFE4E1;"><div class="sohprez_title_name" id="sohprez_titre_story">Histoire</div></div><!--
--><div class="sohprez_box_story"><div class="sohprez_box_storytext">
<b>
[right]« If it wasn’t for bad luck, I wouldn’t have no luck at all. »[/right]
</b>

[i]Sa mère avait eu une vie passablement mouvementée. Tellement mouvementée qu’elle-même ne s’en souvenait pas de la moitié -mais c’était aussi la faute des différentes substances qu’elle s’envoyait régulièrement dans le nez, les veines et les poumons, soyons honnête.
Elle n’avait quasiment rien raconté à Ginger, à part d’inutiles anecdotes complètement absurdes et loufoques pour la plupart. Mais dans un sens, Ginger s’en foutait.
La brunette est née le jour d’Halloween dans un petit patelin de France, à Malicorne-sur-Sarthe pour être plus précis. Sachant que sa mère avait fait un déni de grossesse, cette dernière avait trouvé la farce un peu dure à avaler, et ce malgré les bonbons qu’elle avait gardé pour elle au lieu de les distribuer aux enfants du quartier…
Ginger est donc le fruit d’un flirt plus ou moins flou entre cette femme (une allumée trop jeune pour avoir un bébé et élevée dans avec les idées de mai 68) et son père (un allumé qu’elle n’a presque jamais connu et dont elle ne se souvient pas).
C’était déjà foutu pour elle…[/i]

[b]✿[u] 2002 ▬ Ginger 5 ans.[/u][/b]

Attachée à l’arrière du véhicule, la fillette hausse la tête et étire son petit corps au maximum pour parvenir à jeter un œil à travers la vitre de la voiture. Dehors, sa mère est en train de se faire larguer par son père. Ce gars, Ginger a du le voir trois fois dans sa vie, pas plus. Et son visage ne veut décidément pas s’inscrire dans sa mémoire car elle se demande encore qui est le monsieur avec des ailes qui fait pleurer sa maman.
La madre lui colle une claque, revient vers la voiture avec les yeux gonflés et l’amour-propre écorché, et s’installe violemment à la place conducteur avant de démarrer tout aussi brusquement.

[color=#FF6F7D][b]▬ Maman va faire des courses mon bébé, attend moi là,[/b][/color] fait-elle en reniflant à la mouflette toujours ceinturée à son siège.

Ginger ne dit pas un mot et observe d’un œil étrangement sévère sa mère conduire brutalement jusqu’à la sortie de la ville afin de se procurer un sachet d’herbe entre deux ruelles crades. Ce moment, la fillette aurait pu ne pas s’en rappeler tant elle avait vu sa mère faire ce genre d’achat. Mais la différence est que ce jour-ci, la mauvaise conductrice a oublié de serrer le frein à main, alors que la voiture est en pente. Résultat des courses, Ginger a la première frayeur de sa vie quand le véhicule se retrouve encastré dans la vitrine d’une boulangerie. Elle s’en sort avec une pauvre égratignure sur la joue, mais traumatisée. Pendant un bon mois au moins, elle n’a plus voulu entrer dans une voiture, ni manger quoique ce soit qui ait l’air de sortir d’une boulangerie.
[i]Ça n'est que le premier gros accident de sa vie... [/i]

[center]×××××[/center]

[color=#77B5FE][b]▬ Qu’est-ce que tu fais là toute seule petite ? Personne n’est venu te chercher ?[/b][/color]

[color=maroon][b]▬ J’attends ma maman.[/b][/color]

[color=#77B5FE][b]▬ Et tu sais où elle est ta maman ?[/b][/color]

[color=maroon][b]▬ …[/b][/color]

Ses petites mains se resserrent sur les lanières de son cartable alors qu’elle scrute la rue dans l’espoir d’apercevoir l’abondante chevelure blonde et bouclée de sa mère. Mais voilà, elle n’arrive pas, et Ginger continue d’attendre debout devant l’entrée de l’école. Elle n’a pas cet air désespéré qu’ont habituellement les enfants qui ne voient pas leurs parents à la sortie, car quelque part, elle s’y attendait. Au bout d’une heure, le concierge revient vers elle.

[color=#77B5FE][b]▬ Tu vas me montrer où tu habites et je vais t’accompagner d’accord ?[/b][/color]

Elle ne peut qu’hocher la tête, car sa maman ne va pas venir, c’est certain. Alors elle donne la main au monsieur et le guide silencieusement jusqu’à la maison. Quand il sonne à la porte, c’est le nouvel amoureux de sa maman qui ouvre. Il ricane un moment et crie en direction du salon.

[color=#0F056B][b]▬ Hé chérie ? J’crois que t’as oublié un truc…[/b][/color]

La mère de Ginger arrive, complètement décoiffée, les vêtements froissés, et la démarche mal assurée. Quand elle aperçoit sa fille sur le perron, elle porte la main à sa bouche et lâche un léger [b]« Oups »[/b] avant de partir dans un fou rire. Devant l’air réprobateur du concierge, elle crache :

[color=#FF6F7D][b]▬ Oh ça va hein, je suis une mère célibataire débordée de travail, vous êtes qui pour me juger pauv’ tache ?![/b][/color]

Puis elle lui claque la porte au nez après avoir tiré Ginger à l’intérieur. Pendant exactement 15 secondes, elle câline sa fille adorée en lui demandant pardon, puis repart faire on-ne-veut-pas -savoir-quoi dans sa chambre avec son amant.
C’était le premier jour au CP pour Ginger.

[b]✿[u] 2010 ▬ Ginger 13 ans.[/u][/b]

La fillette fait de son mieux pour se concentrer. Demain elle a un devoir de maths assez important pour le trimestre, et les maths et elle, ça fait deux. Elle tente vraiment de réviser du mieux qu’elle peut et rattraper le retard qu’elle a prit depuis quelques temps. La procrastination, c’est mal, elle le sait, mais elle y succombe toujours.
C’est important pour elle d’avoir de bonnes notes, surtout en ce moment. Dernièrement des ailes lui sont poussées dans le dos (elle ne sait pas pourquoi, à part que ça a été pire qu’avoir ses règles, une vraie torture), et elle fait tout ce qu’elle peut pour les dissimuler aux autres, même à sa mère -on ne sait quelle réaction cette dernière pourrait avoir. Entre l’impression d’être une erreur de la nature, et les problèmes quotidiens qu’elle subit en tant que grosse victime de la vie, une note correcte en maths, ça lui remonterait un peu le moral, histoire de se dire qu’elle n’est pas tout à fait bonne à rien.
Heureusement qu’elle a des facilités dans plusieurs matières qui lui assurent toujours de bonnes notes sans trop se fouler. Mais les maths ne font pas partie de ces matières, et déjà que c’est laborieux en temps normal, ça l’est trois fois plus quand on passe du Flo Rida à fond dans la maison, et que des cris résonnent de partout.

[i]Sa mère a organisé une fête. Evidemment. Il fallait fêter dignement le déballage du dernier carton aussi. Car un évènement aussi insignifiant mérite d’être fêté, et ce malgré le fait que l’emménagement à Paris soit terminé depuis déjà deux semaines…Putain.[/i]

Résignée après deux heures de vaine lutte, la brunette descend au rez-de-chaussée dans l’espoir de trouver quelque chose à boire. Elle se fraye un chemin parmi la foule dansante en se mangeant un ou deux coups accidentels et trouve finalement une bouteille d’eau dans le frigo avant de la vider d’un trait jusqu’au tiers. Mais c’était pas de l’eau. C’était dans une bouteille d’eau, mais c’était pas de l’eau. Faut dire que c’est super rigolo de mettre de la vodka dans une bouteille d’eau, hein ?
Et Ginger connait sa première cuite à treize ans. En se réveillant à quatorze heure le lendemain avec un mal de crâne qui donnerait des envies de meurtres au Dalaï-lama, elle découvre avec horreur qu’en plus d’avoir raté le contrôle pour lequel elle avait passé sa soirée à potasser, un ami de sa mère a trouvé hilarant de lui dessiner un smiley sous un doigt du pied droit. Hilarant oui. Et c’est même encore plus drôle quand Ginger, en essayant d’effacer le visage souriant sous la douche, réalise qu’il s’agit en fait d’un [i]tatouage[/i] qu’elle devra assumer toute sa vie.

[color=#FF6F7D][b]▬ Mais t’inquiète pas va, il est joli ton tatouage, et puis au moins on en a un toute les deux,[/b][/color] fait sa mère quand Ginger aborde le sujet, en découvrant le visage de Johnny Hallyday encré sur sa fesse gauche.

[i]Elle se fout de sa gueule ou bien ?[/i]

[b]✿[u] 2011 ▬ Ginger 14 ans.[/u][/b]

[color=#E9967A][b]▬ Bienvenue dans ta nouvelle chambre ma belle ![/b][/color]

Devant l’étendue des dégâts, Ginger en fait tomber son sac sur la moquette pelucheuse. Une pièce immense s’offre à sa vue, toute de rose vêtue, avec des décorations de princesse en veux-tu en voilà. Elle sent déjà son cerveau se gâter de l’intérieur. L’horreur.
La jeune fille qui s’est vue obligée de partager sa chambre avec elle affiche un large sourire qui fait fondre les adultes, persuadés que leur gamine est un ange, si généreuse qu’elle en accepte même de partager sa chambre avec une inconnue récupérée à l’ASE. Mais Ginger n’est pas dupe, loin de là. Depuis déjà un mois qu’elle stagne dans les foyers d’hébergement en attente d’être prise en charge par une famille d’accueil -le temps que sa mère passe enfin par la case désintox’, selon les conditions de l’avocat- elle en a vu des petites garces de ce genre. D’adorables petites pestes ouais. Pas aussi mignonnes à l’intérieur qu’à l’extérieur. Un peu comme elle en somme, mais à la différence que Ginger ne cache jamais son caractère de chien derrière un grand sourire de faux-jeton. Elle l’assume, elle l’exhibe, et surtout, elle le fait subir aux autres.
[i]Parce que la vie est chiante avec elle, elle emmerdera celle d’autrui.[/i]

Quand la porte se referme derrière les parents, Miss-Pimbêche perd aussitôt son sourire hypocrite.

[color=#FFB6C1][b]▬ Que les choses soient bien claires. Ici c’est ma maison, ma chambre, mes parents, et si tu penses que t’as ta place ici, tu te fourres le doigt dans l’œil.[/b][/color]

Ginger prend tout son temps pour lui jeter le regard le plus désintéressé qui soit. C’est énervant cette façon de tout faire lentement. C’est bien pour ça qu’elle le fait d’ailleurs, pour énerver. Puis elle lui offre à son tour le sourire ironique qu’elle sait si bien faire (elle ne sourit quasiment que de cette façon) avant de rétorquer.

[color=maroon][b]▬ Crois-moi si j’avais eu l’envie de me faire « adopter » par une famille quelconque, j’aurais fait en sorte de tomber sur des gens assez intelligents pour savoir qu’une chambre toute rose c’est un coup à pourrir le cerveau de sa fille…[/b][/color]

Et sans accorder une seconde d’attention de plus à l’autre idiote, Ginger balance son sac sur le lit d’appoint qui lui est réservé et en sort son casque audio et un livre qu’elle bouquine allongée à plat ventre sur le matelas. Elle en était presque à la fin quand on l’a emmenée du foyer d’hébergement, et cela fait trois heures qu’elle trépigne d’envie de savoir si oui ou non la maîtresse du chirurgien a tué le demi-frère du fils de sa tante.
Saloperie d’hypocrites, saloperie de foyer d’accueil, et saloperie d’avocats.

[b]✿[u] 2014 ▬ Ginger 17 ans[/u][/b].

S’il y a une chose que Ginger a apprit en un an de foyer d’accueil, c’est la chose suivante : quand tu n’as pas la force nécessaire pour être un prédateur, ne te cantonne pas à être une simple proie. [i]Sois un parasite.[/i]
Car elle en a vu des vertes et des pas mûres dans les quatre familles qui l’ont accueillie pendant un an. Entre les enfants jaloux, les bizutages, les adultes fous de sa bouille d’ange et rebutés par son tempérament de chien, elle a eu du mal à se trouver un tant soit peu d’équilibre. Et puisque les adultes ne l’ont pas aidée (pas plus que les enfants d’ailleurs) elle a décidé de s’aider elle-même -en parasitant autrui si nécessaire.
À quinze ans, Ginger parvient à prouver qu’elle est assez autonome pour se débrouiller seule et obtient l’émancipation. Ainsi elle peut retourner vivre chez sa mère, où la vie n’est certes pas de tout repos, mais où on lui fout la paix un minimum. Pendant deux ans, elle vit comme elle peut sans trop sortir de chez elle où elle n’a pas à cacher ses ailes, sans compter ni sur sa mère ni sur qui que ce soit pour s’en sortir dans la vie. Elle n’a que dix-sept ans, elle a encore le temps de figurer par elle-même comment faire pour vivre un tant soit peu normalement.

Mais bon, si tout s’arrêtait là, il n’y aurait pas d’histoire, ça serait pas drôle. C’est probablement ce que s’est dit Mr. Destin avant d’avoir la fabuleuse idée de faire apparaître un portail dans la chambre de la jeune fée. Un petit séjour sur l’île magique ne peut pas lui faire beaucoup de mal.
[i]Mon cul oui.[/i] Se retrouver téléportée sur une île céleste peuplée de créatures bizarres et dangereuses, ça fait plutôt mal. Et encore plus quand on atterrit au milieu des plaines, la tête la première dans une mare de boue.

Heureusement, dans son malheur, Ginger a su user de ses atouts pour s’en sortir. Ainsi son absence d’amour-propre lui a permit de supplier à genoux le premier type venu de l’héberger quelques temps, histoire qu’elle trouve ses repères. De fil en aiguille, elle a finit par conclure un deal avec son logeur, qui lui a offert la possibilité de vivre en colocation sous son toit. En échange, elle travaille pour lui -sans rémunération, bien entendu.
Elle aurait pu tomber sur quelqu’un de gentil comme sur quelqu’un d’absolument affreux, mais c’est sur Elliot Sky-Meltemson qu’elle est tombée, et reste encore à savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose…

Maintenant que vous savez que Ginger est une malmenée de la vie, fille d’une droguée parfaitement irresponsable, ballotée entre les foyers d’accueils puis catapultée chez un tyran aux cheveux bleus, vous comprenez plus aisément qu’elle ne soit pas tout à fait équilibrée dans sa tête.
Heureusement que Darwin, un poisson rouge gagné à la fête foraine, son affilié accessoirement, soit toujours là pour lui rappeler que[i][color=#FFCB60] [b]« l’expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n’éclaire que le chemin parcouru »[/b][/color][/i] (dixit Confucius). C’est vrai qu’elle serait totalement paumée sans ça…
[i]Vie de Merde, quoi.[/i]
</div></div>
<table><tr><td><img src="https://i.imgur.com/b4ZeLeZ.png" class="sohprez_icon_présairl"></td><td><div class="sohprez_box_présairl"><div class="sohprez_text_présairl"><FONT CLASS="sohprez_infos">Prénom/Pseudo Ҩ</FONT> Kenza ❀ (T.Brownie)
<FONT CLASS="sohprez_infos">Date de naissance Ҩ</FONT> 17 | 10 | 1997
<FONT CLASS="sohprez_infos">Comment es-tu arrivé.e chez nous ? Ҩ</FONT> [strike]TIA CEY LA MEILLEURE[/strike] [size=7]*vire Tia du clavier*[/size] euh...une illumination divine ?
<FONT CLASS="sohprez_infos">Activité sur une échelle de 1 à 10 Ҩ</FONT> Présence : 10/10 | RP : 5/10
<FONT CLASS="sohprez_infos">Votre avis sur SoH ? Ҩ</FONT> ça a l'air trop bien hihi
<FONT CLASS="sohprez_infos">Des choses à ajouter ? Ҩ</FONT> noooooooooon.
<FONT CLASS="sohprez_infos">Code du règlement Ҩ</FONT> [color=indianred]Check by Tia[/color]</div><div class="sohprez_box_titrepresairl" style="background: #FFE4E1;">IRL</div></div></td></tr></table></div></center>
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